Le permis de conduire informatique européen (PCIE) a pour vocation de limiter les coûts cachés d'un PC (impressions multiples, temps perdu, fausses manoeuvres ...) dus à une mauvaise maîtrise des ...

Le permis de conduire informatique européen (PCIE) a pour vocation de limiter les coûts cachés d'un PC (impressions multiples, temps perdu, fausses manoeuvres ...) dus à une mauvaise maîtrise des outils de bureautique. Depuis mars, agréés par Euro-Aptitudes, société promouvant le PCIE et accréditant des centres de test en France, les Greta Deux Sèvres et Oyonnax-Nantua font passer le PCIE. Via ces greta, le PCIE fait ainsi sa première percée dans les pouvoirs publics peu impliqués dans l'opération pour l'instant. Le PCIE, arrivé en France il y a deux ans, a du mal à trouver une audience comparable à celle d'autres pays d'Europe. Les grands comptes tardent en effet à se l'approprier pour leurs personnels et leurs recrutements. Jean-Claude Syre, directeur d'Euro-Aptitudes constate "les grandes entreprises perçoivent encore mal cette notion de non-productivité". Se méfiant plus généralement du permis, les Français le voient comme un véritable contrôle. Bruno Almaric, au pôle Léonard de Vinci explique "alors que les habitants des pays nordiques en ont une approche très ludique, en France, les gens craignent de voir leur carrière se bloquer en cas d'échec. Nous utilisons le PCIE comme préformation pour savoir où en sont les gens et connaître leurs besoins avant de lancer une formation". Les résultats avancés par Euro-Aptitudes sont néanmoins encourageants "l'an dernier, nous avons délivré 4 000 permis pour 500 de prévus. Alors que nous visons 5 000 PCIE cette année, nous espérons en distribuer près de 8 000". En comparaison, en 1998, la Finlande a délivré 50 000 permis, l'Autriche 45 000, la Norvège 22 000 et le Danemark 10 000. Le PCIE est aussi délivré en Suède, aux Pays-Bas, en Irlande, en Hongrie, en Pologne, en Italie et en Grande-Bretagne. La France ne compte que 60 centres agréés. (01 Informatique - 23/04/1999)