En 1998, Philips a dégagé un résultat d'exploitation de 1,509 milliard de florins (684 millions d'euros), soit une chute de 60 %. En raison d'une provision de 2 milliards de florins destinée à couvr...

En 1998, Philips a dégagé un résultat d'exploitation de 1,509 milliard de florins (684 millions d'euros), soit une chute de 60 %. En raison d'une provision de 2 milliards de florins destinée à couvrir de mauvaises dettes au Brésil ainsi que les pertes liées à la fabrication de radiotéléphones, secteur dans lequel le groupe a mis fin à sa coopération avec Lucent, Philips a essuyé une perte nette de 679 millions de florins. En revanche, Philips a dégagé un résultat net de 13,34 milliards de florins, contre 5,73 milliards en 1997. La plus-value exceptionnelle de 11,137 milliards de florins réalisée grâce à la vente de PolyGram au groupe canadien Seagram est à l'origine de ce résultat. Le chiffre d'affaires s'est élevé à 67,12 milliards de florins, en hausse de 2,7 %. Cor Boonstra, le PDG de Philips, globalement satisfait des résultats 1998 de son groupe, veut maintenant améliorer les performances financières de chacune des divisions, prendre des parts de marché et poursuivre les restructurations. Trois des principales divisions affichaient en 1998 un résultat d'exploitation négatif : les produits grand public, l'électronique professionnelle et les composants. En revanche, l'an dernier, le redressement de l'activité semi-conducteurs s'est confirmé.

Pour le responsable de la division électronique grand public, Adri Baan "il y a aura de la place pour une dizaine de grands acteurs dans le marché mondial des télécommunications cellulaires et Philips en fera partie". L'aventure Lucent a été très coûteuse : 216 millions d'euros de provisions et "des ajustements d'évaluation pour stock périmés", soit 160 millions d'euros. Ce montant inclut entre autres des téléphones invendus "ils seront détruits ou bradés, chaque fois que c'est possible". Selon Dataquest, Philips a vendu en 1998 en Europe de l'Ouest 1,9 million de portables, soit 600 000 de plus qu'en 1997. Toutefois, le groupe a vu sa part de marché en Europe passer de 4,3 % à 3,6 % en un an. Adri Baan estime sa part de marché mondial dans la norme GSM à "environ 6 %". "Nous contestons les estimations de Dataquest en Europe, de plus nous sommes bien placés en Chine et en Asie". Adri Baan refuse toutefois de communiquer ses propres estimations !

Prochainement, Philips présentera de nouveaux modèles GSM et double bande. Le groupe travaille également sur les mobiles de troisième génération UMTS. (Les Echos - Le Figaro - Le Monde -La Tribune - 12/02/1999)