Selon une étude la Business Software Alliance (BSA) que l'Associated Press s'est procuré à la veille de sa diffusion, le piratage de logiciels a encore représenté en 2005, un manque à gagner de...

Selon une étude la Business Software Alliance (BSA) que l'Associated Press s'est procuré à la veille de sa diffusion, le piratage de logiciels a encore représenté en 2005, un manque à gagner de 34 milliards de dollars.
 
Selon la BSA, 35% des logiciels installés sur des ordinateurs personnels dans le monde entier sont illégaux (copies pirates ou bien des logiciels pour lesquels la licence n'a pas été payée). Ce pourcentage est équivalent à celui que la BSA avait annoncé pour l'année 2004.
 
Le manque à gagner a augmenté de 1,6 milliard de dollars en 2005 puisque même si le pourcentage est resté identique, le volume des ventes de logiciels a augmenté. Les quatre pays qui enregistrent le taux de piratage le plus élevé sont la Chine, la Russie, l'Ukraine et le Maroc.
 
En Chine, le taux de piratage a reculé de 4% à 86%. Le gouvernement chinois impose depuis peu aux fabricants chinois et à ceux qui exportent leurs produits en Chine d'intégrer un système d'exploitation aux produits commercialisés. De cette façon, l'achat même d'un ordinateur signifie l'achat d'un système d'exploitation légal.
 
En Russie, Ukraine et Maroc, les taux de logiciels piratés ont respectivement baissé de 4 points, 6 points et 4 points pour atteindre une proportion de 83%, 85% et 68% de logiciel pirates. A l'autre bout de l'échelle, ce sont les Etats-Unis qui affichent le taux de logiciels piratés le moins élevés avec 21% selon BSA.
 
En France, le taux de piratage a augmenté de 2% pour atteindre 47% et représente un manque à gagner de 3,19 milliards de dollars. L'hexagone fait figure de mauvais élève au classement BSA puisque le taux de piratage moyen en Europe n'est que de 36% et que le manque à gagner qui résulte du piratage français est le troisième plus important au niveau mondial, derrière les Etats-Unis et la Chine.
 
Les raisons invoquées par la BSA pour justifier ces mauvaises habitudes sont : le nombre élevé de petites entreprises (qui cèdent plus facilement à la tentation des logiciels pirates) et l'augmentation de 30% des accès haut débit entre 2004 et 2005.
 
Aux vues de ces résultats, BSA France a déjà fait savoir qu'elle intensifierait les contrôles et communiquerait davantage sur les jugements rendus.
 

 
(Atelier groupe BNP Paribas- 23/05/2006)