« Pas cher, pas cher !! », crie le pirate russe qui souhaite monnayer ses services. « 60 dollars les six heures, 150 dollars les 24 heures…» Il y a même des promos ! Le quotidien russe Vedomosti...

« Pas cher, pas cher !! », crie le pirate russe qui souhaite monnayer ses services. « 60 dollars les six heures, 150 dollars les 24 heures…» Il y a même des promos ! Le quotidien russe Vedomosti a reçu récemment un message électronique posté par des pirates informatiques qui proposent leurs services à la population des particuliers comme des entreprises.

Ils se disent capables de pirater n’importe quel site. En fonction de l’importance de l’organisation à pirater, les prix varient. Pour Microsoft, par exemple, ce sera 80.000 dollars par semaine de paralysie effective du site officiel. Pour le Kremlin, l’opération sera facturée 1.000 dollars par semaine seulement.

Les pirates auteurs du message sont allés jusqu’à recommander au quotidien d’interviewer l’un de leurs clients : celui-ci a bien assuré la promotion de ce service d’un nouveau genre, en déclarant que pour 4.000 dollars, les pirates avaient paralysé le site Internet de l’un de ses concurrents. Pleine satisfaction donc, côté client…

Le principe de blocage est classique : il s’agit de procéder à une attaque en déni de service (DDoS, Distributed Denial of Service), qui submerge un site Internet de requêtes de connexion par l’intermédiaire d’un nombre important d’ordinateurs piratés.

A quand le cours de piratage pour « réaliser soi-même son premier déni de service et épater ses amis », sur le modèle des cours de cuisine à domicile ?

(Atelier groupe BNP Paribas -10/06/2004)