Pour simplifier la vie des investisseurs boursiers, les courtiers grossistes en ligne ou "discount brokers on-line" prolifèrent sur Internet. Aujourd'hui plus de cinquante services de finance en lig...

Pour simplifier la vie des investisseurs boursiers, les courtiers grossistes en ligne ou "discount brokers on-line" prolifèrent sur Internet. Aujourd'hui plus de cinquante services de finance en ligne se partagent un marché potentiel de plusieurs dizaines de millions d'investisseurs américains, celui des fonds de pension. Cadre supérieur homme ou femme disposant d'un revenu supérieur à 50 000 dollars, d'un PC connecté à Internet à son bureau comme à son domicile, les 40 millions d'internautes américains ont le profil type de l'investisseur en ligne. A la fin du premier trimestre 1997, pour sa part, E-Trade enregistrait 145 000 comptes clients (53 000 à la même période en 1996) et un chiffre d'affaires de 32 millions de dollars (190 millions de F), soit une progression de 208 % par rapport à l'année passée. Déclarant traiter 0,7 % des transactions sur le Nasdaq et le Nyse, E-Trade traite plus de 14 000 ordres par jour dont plus de la moitié exclusivement sur Internet. Son concurrent direct E-Schwab avec 750 000 comptes en ligne traite 50 % d'un marché estimé à 1 million et demi de comptes en ligne selon Forrester Research. Les mêmes garanties sont offertes par les "traders online" mais avec des prix inférieurs à ceux proposés par les discounters. Pour pouvoir traiter les ordres en masse et abaisser davantage les tarifs, les traders online multiplient les clients et les transactions. Pour pouvoir conquérir l'investisseur moyen, cible de choix, les services en ligne de finance proposent une grande quantité d'informations à forte valeur ajoutée, complété par un système de cotations d'une dizaine de milliers de titres rafraîchi à chaque connection avec le serveur, des graphiques, des derniers rapports d'activité des entreprises côtées ainsi que des coupures de presse s'y rapportant. Plus besoin pour l'utilisateur de passer ses ordres d'achat par un courtier via le téléphone, finis les fax de confirmation, les rendez-vous avec le gestionnaire de portefeuille, les délais entre l'ordre et la passation de l'ordre. Pour lutter contre l'engorgement des connexions aux moments cruciaux, comme l'ouverture des places, dont se plaignent beaucoup d'utilisateurs, la plupart des services financiers en ligne proposent des solutions intégrant un système de liaison directement par modem. Eliminant les intermédiaires comme les revendeurs ou les tables de négociation, E-Trade, comme E-Schwab connaissent un fort succés aux Etats-Unis. Cependant, en France, le Minitel et ses services boursiers, l'habitude de ne pas gérer soi-même son portefeuille empêchent le développement des services de courtage en ligne. De plus, les marchés français n'ont pas encore atteint la taille critique pour justifier de tels services. ° Bien que les investisseurs individuels français soient nombreux, ils ne sont pas encore prêts à passer leurs ordres en ligne. ° Pour contrer Wall Strett, le site Motley Fool aide à comprendre la Bourse. 600 000 Américains suivent quotidiennement ses conseils. En outre, cet article de deux pages de La Tribune vous propose une sélection de sites ainsi que le mode d'emploi de la Bourse en ligne. (La Tribune - 08/09/1997)