Malgré une situation économique peu favorable, les entreprises continuent outre Atlantique d'investir à long terme dans le secteur. Mais le manque de main d'œuvre qualifiée nuit au processus.

Les PME américaines investissent avant tout dans les technologies

Les entreprises américaines de taille moyenne (entre 100 millions et 1 milliards de dollars de CA) continuent d'investir à long-terme. Et ce, même si la croissance économique espérée cette année ne dépasse pas les 1 %. Selon Deloitte, qui a mené une étude auprès de 700 de ces compagnies, elles sont ainsi 75 % à avoir effectué un investissement annuel équivalent ou supérieur à celui de l'année passée. Pour Tom McGee, associé gérant chez Deloitte, "ces derniers voient toujours les investissements à long-terme comme le seul moyen à de préserver leurs avantages concurrentiels. Cela, malgré les évènements récents, tel la dégradation de la note de la dette américaine, qui auraient dû nuire à l'optimisme des investisseurs".

Les IT, un secteur d'investissement privilégié

Ces investissements précise-t-il, se font majoritairement dans le secteur technologique (à 70%), là où les gains de productivité sont les plus importants. De fait, l'automatisation ou l'acquisition de nouveaux logiciels sont autant de facteurs de compétitivité majeurs, et qui jouent un rôle de plus en plus prégnant dans la différenciation de ces entreprises. Une tendance qui se reflète également dans les
opinions des dirigeants, puisque les trois quarts des entreprises interrogées avouent axer leur stratégie sur la productivité. A leur sens, parvenir à améliorer cette dernière est un élément-clé pour parvenir à surmonter la crise dans un contexte concurrentiel mondialisé.

Des difficultés à trouver du personnel compétent

Toutefois, un problème persiste, à savoir la difficulté à embaucher du personnel compétent, qui sache utiliser  de manière efficace ces nouvelles technologies (analystes de données...). Près de la moitié des entreprises affirment ainsi éprouver des difficultés à trouver du personnel pouvant être efficace et productif dès son embauche. Ce n'est pourtant pas la volonté qui fait défaut, puisqu'elles sont plus de 40% à envisager d'augmenter leur masse salariale d'ici un an.