Garantir la compétitivité des petites et moyennes entreprises passera par l'utilisation croissante des outils numériques dans la communication, la gestion et la vente.

Les PME ne doivent pas rester en dehors de la révolution numérique

Après un test sur les entreprises de la région lyonnaise en 2010, Publicis lance une filiale baptisée Publicis Webformance, qui propose aux entrepreneurs de développer des outils numériques similaires à ceux des grands groupes. « Cette initiative permet aux PME d’optimiser leurs coûts d’organisation, d’améliorer leur productivité et de développer leurs perspectives de ventes » confie à l’Atelier Olivier Midiere, Président de l’Association pour le Développement de l’Economie Numérique (ADEN).

Les entrepreneurs dans la bonne voie ?

Si l’on prend l’exemple des messageries instantanées et de la vidéoconférence, celles-ci facilitent et améliorent la communication interne et externe des entreprises pour gagner en productivité. Pour autant les PME ne sont pas toujours prêtes à franchir le pas. D’après Olivier Midiere, « c’est un problème au niveau de l’offre. Les chefs d’entreprises ont l’impression d’être chaque jour submergé par des technologies qui évoluent très vite et qu’ils ont du mal à s’y adapter ». Selon lui, la France manque d’une véritable communauté d’experts en numérique, et la sensibilisation doit d’abord passer par une professionnalisation et une organisation de ces  métiers.

Saisir des opportunités de nouveaux marchés

L’objectif est d’offrir un service de proximité et d’accompagnement aux PME dans la mise en place et l’utilisation des nouvelles technologies de l’information et de la communication (NTIC). Contrairement à la Chine, où beaucoup de PME utilisent Internet pour le commerce, les entreprises F²rançaises sont encore réticentes à s’y mettre car elles n’en perçoivent pas l’enjeu. Comme le souligne Olivier Midiere « nous n’avons pas la même culture du numérique. En France les chefs d’entreprises ne sont pas technophiles. La plupart raisonne au niveau local et ne voit pas l’intérêt d’investir dans le numérique ». Le défi sera donc de travailler sur la sensibilisation et la formation de l’ensemble des entrepreneurs aux nouvelles technologies.