La crise devrait pousser les petites entreprises américaines et anglaises à diminuer leurs investissements technologiques, sans toutefois brider leur adoption des appareils mobiles et des outils numériques.

Des PME ouvertes aux réseaux sociaux et au mobile

Malgré des investissements technologiques en baisse, les PME anglaises et américaines sont nombreuses à se lancer dans les nouveaux usages numériques, affirme une étude réalisée de concert par les instituts AVG et GfK. Menée auprès d'un millier de responsables IT en entreprise, celle-ci met tout d'abord en exergue un sentiment général qui tend vers le conservatisme économique. Ainsi, entre 2010 et 2011 les investissements technologiques sur les marchés américains et anglais ont été diminués respectivement de 15 et 17%. Conséquence de cette rétractation, de plus en plus d'entreprises n'ont plus recours à des prestataires extérieurs, préférant économiser et faire confiance aux points de vue de ses propres employés.

Réseaux sociaux et outils mobiles au cœur des nouveaux usages des PME

Néanmoins, plusieurs usages numériques devraient continuer de se généraliser. Ainsi, de plus en plus de PME disposent désormais de leur propre page Facebook (30%). Un outil qui leur sert avant tout à engager d'avantage les consommateurs, ainsi qu'à communiquer des informations sur l'entreprise elle-même. Une autre tendance en vogue est celle des usages mobiles, avec 50% des entreprises autorisant déjà les outils mobiles de leurs employés à accéder à leurs données confidentielles. Toutefois, d'un point de vue purement sécuritaire, l'évolution des enjeux et des dangers des technologies n'a pas du tout été perçu par ces mêmes compagnies.

Des compagnies peu au fait des conséquences possibles

Ainsi, si 85% des personnes interrogées citent les e-mails corrompus et les virus comme une menace majeure, elles ne sont 16% à reconnaître le danger de perte ou de vol de données que peuvent représenter les plates-formes Cloud. Un chiffre résume bien la situation: alors que les pertes imputables à des brèches dans la sécurité IT des PME américaines et anglaises sont estimées à 15 millions de dollars pour l'année 2011, les entreprises ne sont toujours qu'un quart à considérer les pertes financières comme conséquences possibles de ces failles sécuritaires