L’industrie musicale aurait-elle enfin compris qu’au lieu de s’escrimer contre le téléchargement gratuit sur Internet elle ferait mieux de trouver un moyen de reconquérir les consommateurs ? Il...

L’industrie musicale aurait-elle enfin compris qu’au lieu de s’escrimer contre le téléchargement gratuit sur Internet elle ferait mieux de trouver un moyen de reconquérir les consommateurs ? Il semblerait que oui, puisque quelques-unes des majors les plus importantes sur la planète sont actuellement en train de tester un nouveau support d’écoute : le « pocket CD ». Comme son nom l’indique, celui-ci présente la particularité d’être bien plus petit, par la taille, que l’actuel CD. Son diamètre est d’environ huit centimètres ; c’est approximativement deux fois moins que celui du CD tel que nous le connaissons. Mais le format n’est pas l’arme secrète du « pocket CD »…Sa véritable nouveauté, c’est qu’il intègre des sonneries de téléphone portable composées à partir des titres de l’album. Les majors le savent, ce sont les adolescents qui sont les plus friands de ces sonneries. Avec le « pocket CD », elles seront téléchargeables sur un ordinateur et transférables ensuite sur un téléphone portable. Le pocket CD sauvera-t-il le déclin de la vente de disques ? Tout dépend de l’attitude des maisons de disques et du prix auquel elles choisiront de vendre le nouveau produit. Il faut que celui-ci soit attractif - sans quoi il risque de subir le même sort que le CD classique – et il faut que l’offre en sonneries apporte un plus par rapport à celles téléchargeables par téléphone ou via Internet (titres plus variés). Universal Music lancera ce nouveau format de CD au mois de juillet en Angleterre, sans prendre trop de risques toutefois puisque la maison de disque ne sortira que 1000 exemplaires de 16 de ses artistes-maisons.Alors, l’industrie musicale commencerait-elle à faire son travail, Monsieur Devedjian ? (voir article du 21.06.2004) Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’une fois de plus elle ne semble pas décidée à produire de la qualité mais bien plus à user et abuser de techniques marketing. Dommage… (Atelier groupe BNP Paribas - 22/06/2004)