SocialBaker a entrepris de mesurer la popularité sur Facebook des candidats à la présidentielle américaine. Des caractéristiques qui ne peuvent cependant encore être transformées en un véritable potentiel électoral.

Si l’on s’en tient à Facebook, Ron Paul a toutes ses chances de remporter l’ouverture de la primaire républicaine lors du caucus de l’Iowa. C’est du moins l’enseignement d’une étude menée par le cabinet d’analyse Socialbakers. Cet organisme, spécialisé dans les médias sociaux,  a entrepris de mesurer l’implication, la popularité et l’influence sur Facebook des candidats à la présidentielle américaine, Barack Obama y compris. A partir de mesures effectuées entre les 1er et 31 décembre 2011, Socialbaker distingue un candidat en particulier, le représentant du Texas Ron Paul, donc, qui obtient la meilleure influence en viralité. Derrière lui, les deux autres candidats républicains Mitt Romney et Rick Perry. “On est encore loin de pouvoir transposer tout cela en un potentiel électoral”, prévient cependant Alban Martin, social media marketing director chez Orange et auteur de Egocratie et démocratie (FYP Editions).

Pas de distingo Facebook-médias traditionnels

Il s’agit plus d’indicateurs d’intérêt, d’un écho de l’actualité. Il n’y a pas beaucoup de différence entre ce qui se passent dans les médias et sur Facebook”, ajoute t-il à L'Atelier. Le commentaire vaut pour les marques et les entreprises. Il reste que quantifier sa popularité sur Facebook a ses limites. “Des marques comme Nutella ou Starbuck attirent des fans juste sur leurs noms et leur célébrité, pas forcément pour leur produits.”, explique l’auteur. “En revanche, une petite marque méconnue aura des fans essentiellement grâce à ses produits. C’est pareil pour des grands et petits candidats”. Pour revenir sur les résultats de l’étude de SocialBakers, sur la base du nombre d’internautes parlant de lui sur Facebook, Ron Paul se situe deuxième derrière le président sortant Barack Obama avec 59 554 personnes.

Surveiller la croissance des fans

Rick Perry, lui, s’illustre par le post ayant suscité le plus de commentaires et de clics sur le bouton “J’aime”. Quant à Obama, malgré ses 24 millions de fans, il enregistre le plus faible taux d’engagement, c’est-à-dire le rapport entre le nombre de commentaires ou de “J’aime” et le nombre de ses fans. “Les fans d’Obama sont des gens qui se sont inscrits il y a cinq ou six ans ; mais peut-être qu’ils se sont désabonnés des flux d’actualités. Ce n’est qu’une vision historique, en valeur absolue, qui ne signifie rien”, poursuit Alban Martin. “Plus intéressante est la croissance des fans de Mitt Romney, qui a explosé en décembre”. Enfin, la fonction “Ils en parlent”, qui repère quand un nom (de personne, de marque) est cité dans les posts et commentaires, fournit une vision à jour et évolutive de la popularité et de l’activité.

Rédigé par Basile Segalen