De plus en plus de candidats optent pour le "portage salarial", nouvelle forme d'emploi permettant de travailler en indépendant pour des entreprises, tout en étant salarié par un intermédiaire. Co...

De plus en plus de candidats optent pour le "portage salarial", nouvelle forme d'emploi permettant de travailler en indépendant pour des entreprises, tout en étant salarié par un intermédiaire. Concrètement, le "salarié porté" passe par une société de portage qui facture la mission à l'entreprise et se charge de verser un salaire au contractant. L'intermédiaire se rémunère en conservant 10 à 15 % des recettes. Grâce à ce système, l'entreprise dispose de compétences dont elle n'a pas besoin à temps plein, sans avoir à verser de salaire. Le candidat bénéficie des avantages du salariat (protection sociale, droit à l'assurance-chômage).

Selon le Syndicat des entreprises de portage salarial (Seps) regroupant six de ces entreprises, 5 000 personnes ont recours régulièrement au portage et près de 20 000 occasionnellement. La communication, l'informatique et les ressources humaines sont les secteurs les plus demandeurs.

Toutefois, bien qu'elle remplisse un besoin réel, cette nouvelle forme d'emploi n'est tout simplement pas légale ! Le Ministère de l'Emploi explique "non seulement le portage donne lieu à beaucoup de dérives, mais il est en contradiction avec le Code du travail". Seules les sociétés d'intérim peuvent "prêter de la main d'oeuvre à but lucratif". Or les sociétés de portage perçoivent à chaque contrat 15 % d'honoraires, appelés "frais de gestion". D'autre part, comme elles font du "placement de personnes", elles sont là aussi en contradiction avec la loi. Le Seps, conscient d'être un peu "limite" se bat pour faire évoluer le droit et pour que soit reconnu et légalisé le portage salarial. Aucune décision définitive n'a pour l'instant été prise par l'administration. (Le Parisien - 27-28/03/1999)

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Christine Weissrock GIE Atelier de veille technologique e-mail: cweissrock@atelier.fr 00 01 30 07 50 38 Fax. 00 01 30 07 50 39 Dirigé par Jean-Michel Billaut, l’Atelier, cellule de veille technologique de Paribas, dispose d’un BBS (le Babillard de l’Atelier) ouvert gratuitement à ses abonnés, d’un Web (http://www.atelier.fr) et organise des ateliers pour ses abonnés. Jean-Michel Billaut dirige également la publication du “Journal de l’Atelier” vendu par abonnement, diffusé par les Editions La Pérouse. L’abonnement à ce journal donne accès aux ateliers. (Pour obtenir un spécimen, merci d’en faire la demande à Danièle Pellemeule ( 00 01 45 01 72 96 e-mail dpellemeule@atelier.fr).

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