Etats-Unis. Pour une fois, l’Europe est en avance en matière de porte-monnaie électronique et risque de le rester encore un moment. Au cours des derniers mois, les Etats-Unis ont accusé plusieurs é...

Etats-Unis. Pour une fois, l’Europe est en avance en matière de porte-monnaie électronique et risque de le rester encore un moment. Au cours des derniers mois, les Etats-Unis ont accusé plusieurs échecs cuisants. Le dernier en date concerne le projet commun des deux plus importantes banques new-yorkaises, Citibank et Chase Mastercard associées à Visa USA et Mastercard International. Moins de 100 000 porteurs se sont laissés séduire par ce projet lancé il y a un an dans un quartier privilégié de Manhattan. La majorité des utilisateurs de la carte n’ayant pas pris la peine de la recharger, selon le New York Times, progressivement deux tiers des 600 commerçants dotés de lecteurs ont renoncé à les employer. Moins de deux millions de dollars ont été dépensés par PME en douze mois d’utilisation. La semaine dernière, les deux banques ont donc pris la décision d’arrêter le projet à la fin de cette année. L’échec de ce projet s’expliquerait en grande partie par l’important parc de distributeurs de billets en zone urbaine aux Etats-Unis réduisant considérablement l’intérêt du PME. Pour leur part, les promoteurs regrettent que la zone géographique se soit limitée à un seul quartier. Selon eux, cette restriction auquel il faut ajouter l’impossibilité de payer les communications dans les cabines téléphoniques publiques et de régler dans les distributeurs automatiques de produits invalident les conclusions de cette expérience.

N’étant pas totalement découragées, les deux banques envisagent de proposer de nouvelles cartes à leurs clients, plus riches en fonctionnalités. Non seulement, elles associeront la monétique avec des fonctions d’accès à des bibliothèques, des établissements de sports …., mais elles pourront également être utilisées pour le paiement sur Internet. (Le Monde Informatique 13/11/1998)