Taylor Nelson Sofres a réalisé pour le compte d’Arthur Andersen, la deuxième vague du baromètre du marché français de l’externalisation auprès des entreprises. La première enquête avait été menée e...

Taylor Nelson Sofres a réalisé pour le compte d’Arthur Andersen, la deuxième vague du baromètre du marché français de l’externalisation auprès des entreprises. La première enquête avait été menée en septembre 1999. Selon la baromètre Outsourcing 2000, 89 % des dirigeants ou des directeurs administratifs et financiers interrogés déclarent avoir entendu parler de l’externalisation avant même que ne leur soit proposé une définition, contre 74 % en 1999. Toutefois, 33 % des personnes interrogées assimilent l’externalisation à la sous-traitance (22 % en 1999), 32 % pensent que l’externalisation permet de «faire faire ce que l’on pourrait faire soi-même» (9 % en 1999), et 13 % qu’il s’agit d’avoir recours à un spécialiste. 74 % des grandes entreprises ont recours aujourd’hui à l’externalisation, contre 64 % en 1999. Ces entreprises externalisent en moyenne 2,4 fonctions en 2000, contre 2,1 en 1999. Tous les secteurs d’activité sont concernés par l’externalisation. Pour 60 % environ des personnes interrogées, le premier avantage est la recherche d’un meilleur coût et d’une meilleure compétence, pour 45 % la souplesse et la simplicité. Le frein majeur à l’externalisation demeure la crainte de perdre le contrôle de la fonction (57 %), devant le problème de qualité et le coût (31 % chacun). 97 % des entreprises pratiquant l’externalisation se déclarent très ou assez satisfaites. 14 % seulement des entreprises ont arrêté à ce jour l’externalisation d’une fonction. Il s’agit essentiellement d’entreprises réalisant un chiffre d’affaires supérieur à 5 milliards de F. 8 % des grandes entreprises et 40 % des entreprises du Nouveau marché qui externalisent envisagent l’arrêt de l’externalisation d’une fonction. Sur 10 entreprises du nouveau marché, 3 songent à reprendre la fonction paye en interne, 3 autres leur comptabilité. 4 mentionnent une modification de stratégie de l’entreprise. 50 % des entreprises pratiquant déjà l’externalisation envisagent d’externaliser de nouvelles fonctions. Il s’agit essentiellement d’entreprises réalisant un chiffre d’affaires supérieur à 5 milliards de F. Les entreprises réalisant moins d’1 milliard de F de chiffre d’affaires envisagent moins d’externaliser de nouvelles fonctions. Les grandes entreprises et les entreprises du nouveau marché n’externalisent pas les mêmes fonctions. Si les grandes entreprises externalisent principalement les fonctions de logistique (68 %), d’informatique (56 %) et de services généraux (44 %), les sociétés du nouveau marché externalisent davantage les fonctions administratives et financières (48 %) et les fonctions de production (44 %). En 2000, 68 % des grandes entreprises ont externalisé les fonctions distribution, logistique ou transport (49 % en 1999), 55 % les fonctions informatique ou télécommunications (contre 59 %), 44 % les services généraux (contre 32 %), 19 % les ressources humaines (contre 17 %), 18 % l’administration ou les finances (idem en 1999), 17 % la production (contre 19 %) et 18 % le marketing ou la communication (contre 14 %). Pour 63 % des personnes interrogées, l’informatique ou les télécommunications seront les fonctions les plus externalisées à l’avenir, sans tenir compte de la situation particulière de leur entreprise. Viennent ensuite l’administration ou la finance (59 %), la distribution, logistique ou transport (33 %), les ressources humaines (31 %), les services généraux (22 %) et à égalité (10 %) la production et le marketing ou communication. (Christine Weissrock – Atelier BNP Paribas – 30/01/2001)