Pour concurrencer les compagnies aériennes à bas prix sur des destinations nationales, la SNCF a lancé depuis le 17 novembre la vente par Internet de billets pour son iDTGV : l'interactif-Détente...

Pour concurrencer les compagnies aériennes à bas prix sur des destinations nationales, la SNCF a lancé depuis le 17 novembre la vente par Internet de billets pour son iDTGV : l'interactif-Détente TGV, un nouveau concept de voyage en train qui parie sur l'ajout d'une rame, à l'arrière des TGV classiques : les places, dans celle-ci, seront uniquement accessibles aux voyageurs qui auront acheté leur billet sur Internet.

Les voyageurs pressés et connectés : voilà la cible du nouveau concept. Pour promouvoir le lancement de son iDTGV, la SNCF propose depuis le 17 novembre, des tarifs spéciaux pour tout voyage effectué sur la ligne Paris - Marseille - Toulon. 19 euros pour un billet de seconde classe, 39 euros pour un billet de première classe.

Lundi matin, la SNCF annonçait avoir vendu 20.000 billets : "cela représente environ quarante trains, ou vingt allers-retours", précisait alors la direction de la SNCF. Chaque rame d'iDTGV compte environ 500 places. La compagnie ferroviaire a prévu un aller-retour quotidien avec un aller supplémentaire le vendredi soir et un retour le samedi matin.

Pour mieux concurrencer les compagnies aériennes qui relient la capitale aux villes du sud de la France, la SNCF a misé sur de nouveaux services. Elle propose ainsi aux acheteurs de billet d'iDTGV de choisir leur place dans le train selon deux ambiances. "Zen", un espace dans lequel la SNCF proposera à ses clients l'achat d'un kit sommeil (oreiller, masque, bouchons d'oreille) et de magazines, et un espace "Zap", dans lequel les voyageurs pourront louer des DVD, des jeux de société, etc.

C'est ainsi que le premier train équipé d'une rame iDTGV a été inauguré hier, au départ de la gare de Lyon à Paris. Premier incident : le train est parti avec plus d'une demie heure de retard . En cause : une manifestation de 400 salariés répondant à l'appel des syndicats CGT, CFDT, Sud-Rail, Unsa, FO et Fgaac. Ceux-ci ont manifesté leur mécontentement en avançant que cet iDTGV était le premier train privé de la SNCF et qu'il aurait des répercussions sur leurs emplois.

Des forces de police ont été déployées, pour empêcher les cheminots de descendre sur la voie comme ils menaçaient de le faire, et le premier iDTGV est finalement parti vers Toulon.

(Atelier groupe BNP Paribas - 07/12/2004 )