Au premier semestre 1999, Thomson Multimédia confirme son redressement, en affichant un bénéfice net de 200 millions de F (30,5 millions d’euros), contre une perte de 258 millions de F un an plus tô...

Au premier semestre 1999, Thomson Multimédia confirme son redressement, en affichant un bénéfice net de 200 millions de F (30,5 millions d’euros), contre une perte de 258 millions de F un an plus tôt. Le résultat d’exploitation ressort à 525 millions de F (80 millions d’euros), ce qui marque, selon le groupe, une progression “pour le quatrième semestre consécutif”. Alors qu’il avait baissé l’an passé, le chiffre d’affaires s’établit à 18,3 milliards de F (2,8 milliards d’euros), en progression de 12,3 %. Toutefois, ce chiffre bénéficie de l’impact de la reprise des brevets de RCA aux Etats-Unis, soit 520 millions de F sur le semestre. Grâce notamment à la croissance des ventes de produits vidéos aux Etats-Unis et à la croissance soutenue des activités dans l’audio et la téléphonie, le chiffre d’affaires du groupe, à périmètre comparable, progresse de 8,6 %. Les ventes de produits numériques, comme les décodeurs et les DVD, ont à elles seules doublé sur les six premiers mois de l’exercice. Directeur général adjoint, Franck Dangeard estime “l’évolution de ces chiffres et, en particulier, la poursuite de l’amélioration du résultat d’exploitation du groupe démontrent la crédibilité du plan de redressement mis en place il y a deux ans”. Thierry Breton, son PDG, et son équipe de direction n’entendent pas pour autant relâcher la pression. Tout en précisant que le groupe prévoyait pour l’ensemble de l’exercice “une progression significative du résultat net” qui devrait s’établir à 2,5 % du chiffre d’affaires, Franck Dangeard rappelle “le travail en profondeur sur l’amélioration des marges n’est pas terminée”. (Les Echos le Figaro 9/07/1999)