Genève abritera du 10 au 12 décembre le premier Sommet mondial sur la société de l'information (Smsi), qui attend la visite de 62 chefs d'Etat ou de gouvernement. L'objectif de ce sommet est ...

Genève abritera du 10 au 12 décembre le premier Sommet mondial sur la société de l’information (Smsi), qui attend la visite de 62 chefs d’Etat ou de gouvernement. L’objectif de ce sommet est double : il s’agit d’une part d’associer acteurs politiques, du secteur privé et de la " société civile " dans la prise de décision, de réfléchir à la réduction de la fracture numérique et de mettre les TIC au service du développement. D’autre part, le sommet devrait encourager les états et leurs représentants à promouvoir la concurrence et à favoriser les investissements du secteur privé, pour que ceux-ci développent infrastructures, contenus et applications.

Les Etats-Unis se sont déjà prononcés quant à la position qu’ils adopteraient face aux propositions de certains pays présents à ce sommet. Ils sont ainsi déterminés à se battre pour empêcher la création d’une instance de l’Organisation des Nations Unies (ONU) chargée de contrôler l’Internet. Comme de nombreux autres pays développés, il est essentiel pour les Etats-Unis que le contrôle d’Internet reste du domaine privé, contrairement à ce que proposaient des pays comme la Chine et le Brésil.

Autre point de désaccord déjà prévisible : la question de la création d’un fonds de solidarité dans le domaine numérique pour financer des projets dans les pays en voie de développement. Cette proposition, émise par le gouvernement sénégalais prévoit que ce fonds soit approvisionné par des contributions volontaires : reversement d’un dollar symbolique pour tout achat d’un ordinateur, participation de donateurs publics et privés, etc. Sur ce point, les pays européens et les Etats-Unis ne devraient pas être en accord avec le Sénégal, préférant une solidarité sur la base de fonds déjà existants.

( Atelier groupe BNP Paribas – 04/12/2003)