Ancienne filiale de General Motors, Electronic Data Systems (EDS) vient d'annoncer au premier trimestre une perte de 20,6 millions de dollars, après des charges pour restructuration de 316 million...

Ancienne filiale de General Motors, Electronic Data Systems (EDS) vient d'annoncer au premier trimestre une perte de 20,6 millions de dollars, après des charges pour restructuration de 316 millions de dollars. Le résultat net s'établi, hors charges, à 181,8 millions de dollars (contre 184,2 millions un an plus tôt) pour un chiffre d'affaires de 4,3 milliards de dollars, en hausse de 10 %. Au premier trimestre, EDS a signé pour 3 milliards de dollars de nouveaux contrats, contre 2,4 milliards un an auparavant. C'est toutefois insuffisant pour améliorer la rentabilité. EDS prévoit donc de supprimer 5 200 emplois, dont 60 % aux Etats-Unis, sur un total de 110 000 salariés. Dick Brown, son nouveau président, annonce froidement "nous demandons à tous ceux qui ne sont pas à la hauteur de quitter la société". Un plan de réduction des coûts sera aussi engagé à hauteur de 1 milliard de dollars. Des cessions d'actifs et des acquisitions seront également réalisées. Selon Dick Brown, l'année 1999 sera une année de transition "notre premier objectif est de refaire d'EDS un facteur de croissance". Pour y parvenir, il compte s'appuyer sur le conseil, sa nouvelle division Internet et l'apport de la division de MCIWorldCom, rachetée pour 1,65 milliard de dollars. La croissance d'EDS est actuellement inférieure à celle du marché des services informatiques évaluée entre 14 et 16 %. Au cours du premier trimestre, les activités d'EDS n'ont crû que de 3 % aux Etats-Unis. De plus, les contrats avec son ancienne maison mère, General Motors, en hausse de 4 % dans les services commerciaux sur le trimestre, devraient décroître sur l'année de 3 à 7 %. Ayant représente 25 % du chiffre d'affaires d'EDS en 1998, General Motors pourrait descendre sous la barre des 10 % en 2000 avant de croître à nouveau. Le nouveau directeur financier, James Daley, reconnaît "clairement, nous avons perdu de vue l'essentiel. Il y a un énorme potentiel de croissance aux Etats-Unis dont nous ne profitons pas efficacement". En revanche, ailleure la croissance, notamment en Europe (+ 29 %) et même en Asie (+ 7 %), a été meilleure. (Les Echos - La Tribune - 3/05/1999)