C’est une grande première : les opérateurs régionaux de téléphonie ont vendu plus d’abonnements à l’Internet haut débit que les câblo-opérateurs au premier trimestre 2004. C’est un événement dans...

C’est une grande première : les opérateurs régionaux de téléphonie ont vendu plus d’abonnements à l’Internet haut débit que les câblo-opérateurs au premier trimestre 2004. C’est un événement dans un pays dont le penchant pour le câble est remarqué depuis longtemps. Ces trois derniers mois, les quatre opérateurs SBC, Verizon, BellSouth et Qwest, baptisés les quatre « Baby Bells » (parce que leur existence découle du démantèlement du grand réseau ATT en plusieurs entreprises indépendantes, en 1984) ont recensé 1,05 million de lignes ADSL supplémentaires. Il faut encore attendre les chiffres des câblo-opérateurs, mais selon des analystes de Goldman, Sachs et de la Deutsche Bank il est évident qu’ils sont dépassés par l’ADSL. Il faut dire que les entreprises de téléphonie prennent depuis plusieurs années le haut débit comme une condition incontournable de leur survie ; ils ont ainsi dépensé des milliards de dollars pour étendre leurs réseaux, concevoir des offres spéciales pour leurs clients et mener des campagnes publicitaires d’importance. Aujourd’hui, l’ADSL est ce qui assure la survie d’une ligne téléphonique fixe dans de nombreux foyers américains. L’écart entre ADSL et câble tend donc à s’amenuiser : aujourd’hui, l’on parle de 26 millions de clients à l’Internet haut débit par le câble et de 20 millions d’aficionados du haut débit par ADSL. Les PME américaines ont été les premières à présenter des signes de ce revirement : en janvier, une étude du cabinet Equation Research révélait que déjà 30,3 % des PME aux Etats-Unis avaient opté pour l’ADSL, contre 26,1 % pour une connexion câblée. (Atelier groupe BNP Paribas - 05/05/2004)