Selon Alex Türk, la protection des données et les libertés individuelles seraient menacées par l'avènement d'une société de surveillance. Il réclame par ailleurs des moyens supplémentaires...

Selon Alex Türk, la protection des données et les libertés individuelles seraient menacées par l'avènement d'une société de surveillance. Il réclame par ailleurs des moyens supplémentaires.
 
Le rapport annuel de la Commission nationale de l'informatique et des libertés (Cnil), rendu public ce lundi, remet sur le tapis la question de la vidéosurveillance. D'après Alex Türk, président de l'organisation, "l'innovation technologique est à la fois porteuse de progrès et de dangers". Ce dernier consacre en effet tout un pan du document au développement de sa vision de la protection de la vie privée au regard des impératifs de sécurité. Ce sujet trouve un écho tout particulier dans un contexte marqué par des attentats en Grande-Bretagne, dont le système de caméras de surveillance s'est avéré relativement efficace.
 
Les moyens de surveillance se multiplient
 
Rappelant l'accélération du progrès technique, Alex Türk met en opposition les sphères technologiques et juridiques. Pour le président de la CNIL, "le temps juridique demeure particulièrement lent" et, par voie de conséquence, la législation serait inadaptée aux évolutions technologiques. Il souligne par ailleurs le risque de "surveillance invisible" que comporte l'utilisation d'Internet, des transports et même des nanotechnologies! L'indépendance des autorités de protection s'inscrit enfin comme une des revendications principales du président de la CNIL
 
Premières sanctions financières
 
Au sujet de la vidéosurveillance, Alex Türk ajoute qu'il est nécessaire de "rechercher en permanence un équilibre entre les impératifs de sécurité publique et les exigences de la protection de la vie privée et des données personnelles". Autre fait notable, des sanctions financières ont été appliquées pour la première fois à l'encontre d'organisations ne respectant pas les libertés individuelles de leurs usagers. Les groupes bancaires Crédit Agricole Centre France et Crédit Lyonnais ont notamment été condamnés à verser des amendes pour non respect des règles régissant l'inscription au fichier de la banque de France.     
 
(Atelier groupe BNP Paribas – 10/07/2007)