En 1986, Ulrich Schumacher débute chez Siemens, ancienne maison-mère du fabricant de semi-conducteurs Infineon. En 1996, il devient le plus jeune membre du directoire après avoir pris la...

En 1986, Ulrich Schumacher débute chez Siemens, ancienne maison-mère du fabricant de semi-conducteurs Infineon. En 1996, il devient le plus jeune membre du directoire après avoir pris la direction des activités semi-conducteurs, dont il accompagne la mise en bourse en 2000.

Voici aujourd’hui ce que nous apprend un communiqué d’Infineon, le deuxième fabricant de semi-conducteurs d’Europe : « Le président du directoire a démissionné de ses fonctions et le conseil de surveillance a accepté cette décision lors d’une réunion qui s’est tenue aujourd’hui ». En cause ? La stratégie défendue par Ulrich Schumacher et son mode de direction jugé par beaucoup comme trop autoritaire.

Si le conseil de surveillance d’Infineon évoque un départ volontaire de M. Schumacher, il est permis de penser que l’événement intervient à la suite d’une querelle entre le conseil et le président du directoire. Une thèse que semble conforter aujourd’hui même l’arrêt du projet de délocalisation à l’étranger du siège d’Infineon. Soutenu par M. Schumacher, qui défendait le principe d’allègement des charges sociales, le projet avait suscité une véritable levée de boucliers en Allemagne.

Après plusieurs trimestres de pertes – que les actionnaires attribuaient précisément aux méthodes de direction d’Ulrich Schumacher – Infineon est revenu dans le vert au premier trimestre de l’exercice 2003 / 2004, avec un bénéfice net de 34 millions d’euros et un résultat d’exploitation de 70 millions d’euros.

C’est Max Dietrich Kley, le président du conseil d’Infineon, qui va assurer l’intérim à la tête du groupe, pour un an au maximum ; le fabricant a promis à ses actionnaires un bénéfice annuel pour l’exercice en cours.

(Atelier groupe BNP Paribas – 25/03/2004)