Le système de la vente liée doit faire face depuis quelques mois à une véritable levée de boucliers! En décembre dernier, l'association UFC-Que Choisir avait attaqué en justice des fabricants et...

Le système de la vente liée doit faire face depuis quelques mois à une véritable levée de boucliers! En décembre dernier, l'association UFC-Que Choisir avait attaqué en justice des fabricants et des distributeurs qui commercialisaient des ordinateurs déjà équipés de logiciels: c'est le principe de la vente liée.
                       
Aujourd'hui, c'est le groupe Détaxe, créé en 1998 au sein de l'Association française des utilisateurs de Linux et des logiciels libres (Aful), qui monte à son tour au créneau en adressant une lettre ouverte aux constructeurs et distributeurs d'ordinateurs pour qu'ils mettent fin à cette pratique de la vente liée.
 
Cette lettre débute en ces termes: "Depuis une dizaine d'années, dans l'informatique "Grand Public", vous pratiquez la vente obligatoire de logiciels avec les ordinateurs neufs". Et de poursuivre: "Avec un matériel informatique, vous imposez l'achat de logiciels pré-installés qui représentent de 10 à 25% du prix total sans que cela n'apparaisse jamais. [...] Par la pré-installation obligatoire, vous forcez également l'orientation des consommateurs vers des solutions logicielles particulières, au gré de vos accords avec les éditeurs de logiciels. Elles ne correspondent pas nécessairement à l'intérêt ou au choix du client.".
 
Le groupe Détaxe pointe ainsi du doigt le système Windows mais aussi le logiciel de sécurité Norton Antivirus. Il souligne également que sur les ordinateurs portables des fabricants Packard Bell, HP et Compaq, un tatouage conjoint du BIOS (Basic Input Output System) et du disque dur interdit l'installation d'un système d'exploitation qui ne serait pas estampillé Windows.
 
Les réponses des constructeurs seront publiées en ligne. Mais cette lettre ouverte n'est peut-être qu'un coup d'épée dans l'eau. Les constructeurs et les éditeurs de logiciels ne sont certainement pas prêts à mettre fin à des partenariats qui peuvent leur rapporter beaucoup d'argent.
 
(Atelier groupe BNP Paribas – 06/02/2007)