Les avocats du département de la Justice et ceux de Microsoft se sont réunis hier sous l’autorité du juge Thomas Jackson donnant ainsi le coup d’envoi du procès antitrust de Microsoft. Pour tente...

Les avocats du département de la Justice et ceux de Microsoft se sont réunis hier sous l’autorité du juge Thomas Jackson donnant ainsi le coup d’envoi du procès antitrust de Microsoft. Pour tenter de déterminer si le groupe dirigé par Bill Gates a usé ou non de son quasi-monopole dans les systèmes d’exploitation pour micro-ordinateur pour dominer le marché des logiciels de navigation sur Internet, le juge Jackson s’est fixé un délai de six à huit semaines. Se tenant du lundi au jeudi de chaque semaine, le procès devrait se dérouler selon un ordre du jour très précis afin de limiter les pertes de temps. Douze témoins dont les noms sont déjà connus et deux témoins surprise seront appelés à la barre par chaque camp. La déposition de chaque témoin sera connue la veille au soir. Le témoin pourra ainsi consacrer son apparition (entre deux et quatre jours) à répondre aux questions des deux parties. Le point de vue de Bill Gates devrait être présenté par l’intermédiaire d’une cassette vidéo enregistrée cet été. Le département de la Justice a réuni 1 229 pièces à conviction, dont les messages électroniques de Microsoft et des témoignages de sociétés comme Intel, Intuit, IBM, Apple et AOL. Selon le Wall Street Journal d’hier, AOL a d’ailleurs fourni au ministère de la Justice un document tendant à confirmer que Microsoft avait usé de méthodes illégales à l’encontre de Netscape. D’autres documents montreraient que Microsoft a fait pression sur AOL pour l’obliger à abandonner Netscape et intégrer à son service en ligne le navigateur de Microsoft. (La Tribune Les Echos Le Parisien Le Figaro 20/10/1998)