plus traditionnel, c'est-à-dire écrire au greffe du tribunal de la ville ou se situe l'entreprise qui l'intéresse, le directeur financier dispose aujourd'hui de plusieurs moyens. Depuis mai dernier,...

plus traditionnel, c'est-à-dire écrire au greffe du tribunal de la ville ou se situe l'entreprise qui l'intéresse, le directeur financier dispose aujourd'hui de plusieurs moyens. Depuis mai dernier, il peut accéder à ces informations sur un site Web spécialisé, grâce à la société ORT, seule actuellement en France à proposer ce service. Comme l'explique son directeur commercial, Patrick de Neuvier "auparavant, il fallait compter une dizaine de jours pour se procurer un rapport de commissaires aux comptes ou les actes et les statuts d'une société. Désormais, ces informations sont instantanément disponibles et à un coût qui est sans aucune mesure". Le site d'ORT, payant, donne également un accès direct au fil de l'Agence France-Presse (avec un décalage de deux heures par rapport au service classique) ainsi qu'à une gamme d'informations économiques et juridiques parues dans la presse spécialisée. ORT bénéficie aussi des sources de l'INPI chargé de la tenue du Registre national du commerce et des sociétés. En 1982, l'INPI lui a confié la création de la première banque de bilans des entreprises françaises. On trouve aussi, parmi les outils les plus utilisés, le Minitel et les CD-ROM. Les crédits managers ont accès avec le Minitel à des bases de données (Dun &Bradstreet, SCRL ...) avec paiement sécurisé. Très appréciés, les CD-ROM comme CD-Entreprises, celui de SCRL, contient des informations sur plus d'un million et demi de sociétés françaises. SCRL pourrait basculer à terme sa base de données sur Internet avec un accès, via son Intranet, mais "le faire aujourd'hui serait prématuré, car 80 % de nos clients français utilisent toujours le Minitel. En revanche, cela nous ouvrirait de nousveaux marchés avec les clients étrangers". A ce jour, 280 clients d'ORT seulement sur 10 000 ont choisi la solution Internet. Selon la société, la majorité de ses clients sera en ligne à la fin de l'année prochaine. Cependant, comme le regrette un fournisseur de services "les technologies disponibles sont matures, mais pas les clients". En revanche, pour Lionel Denis, consultant chez Cap Gemini, le taux d'informatisation des credit-managers est encore trop faible pour que les technologies de l'information puissent véritablement percer. (Les Echos - 28/10/1997)