Depuis le début des années 90, les professionnels du Simavelec (Syndicat des industries de matériels audiovisuels électroniques) voyaient leurs ventes décliner régulièrement. Bien que la chute des...

Depuis le début des années 90, les professionnels du Simavelec (Syndicat des industries de matériels audiovisuels électroniques) voyaient leurs ventes décliner régulièrement. Bien que la chute des prix se soit poursuivie l'an passée (baisse de 7,4 % en moyenne), les ventes ont repris. Ainsi, pour la première fois depuis des années, les ventes de téléviseurs, magnétoscopes, chaînes hi-fi ont atteint 38 milliards de F TTC. Alors que la valeur totale des ventes des adhérents du Simavelec à la grande distribution est de 24 milliards HT, la France produit environ 14 milliards de F "c'est un réveil des consommateurs, non seulement par rapport aux produits, mais également par rapport aux grands marques". Si les ventes de magnétoscopes et de Caméscopes ont progressé de 2,5 %, celles des chaînes hi-fi de 0,6 %, celles des téléviseurs à écran 16/9 ont augmenté de 42 % (parc de 185 000 unités vendues à ce jour) et celles des antennes paraboliques ont véritablement explosé (+ 148 %). Les radiocassettes avec CD représentent maintenant plus des deux tiers des ventes du marché de l'audio. Avec 1 million d'unités vendues, les décodeurs numériques ont particulièrement séduits les français "c'est près de 8 % du marché de l'électronique grand public". Bien que confiante dans l'avenir, la profession demeure toutefois sur ses gardes. Sans craindre véritablement les effets de la crise asiatique, les professionnels espèrent toutefois que les distributeurs "ne profiteront pas d'offres déraisonnables de la part d'industriels asiatiques pour casser le marché". Selon le président du Simalevec, il est indispensable de développer en France le numérique terrestre "il est en effet aisé de percevoir d'ores et déjà les limites de l'évolution à la française du numérique : il est peu probable que plus de 25 à 30 % de la population puisse s'abonner à des services payants". (Les Echos - La Tribune - la lettre de l'Audiovisuel - 04/03/1998)