Les incertitudes concernant l'économie n'affectent pas les cadres de l'industrie des technologies. Ils se montrent en effet optimistes sur les perspectives de l'année à venir.

Les professionnels du secteur high-tech ont à nouveau le moral

Les responsables de l’industrie des technologies de l’information voient la vie en rose, nous informe une étude de the Economist Intelligence Unit. D’après le cabinet, les cadres du secteur se montrent en effet particulièrement optimistes quant à l’avenir des entreprises dans lesquelles ils évoluent, en tout cas pour les six prochains mois. En ce qui concerne l’évolution de la demande, par exemple, ils sont plus des deux tiers à penser que les conditions vont s’améliorer. Un chiffre légèrement en deçà de celui qui avait été enregistré en mars 2010 mais qui reste bien meilleur qu’en 2009. Les prévisions des professionnels sont bonnes également pour ce qui touche aux dépenses en recherche et développement de leur industrie. C’est aussi ce que confirme une étude récente menée par Modis.

Les budgets R&D prévus en hausse

Ainsi, l’immense majorité des personnes interrogées considère que les dépenses R&D du secteur vont rester stable ou augmenter. En novembre 2010, à peine 10% estimaient que ces dépenses allaient baisser : un chiffre stable par rapport à mars 2010 mais deux fois plus faible qu’à la même période l’année précédente. Les auteurs du rapport notent également que le secteur de l'informatique cherche à recruter. Plus d’un tiers des répondants affirme en effet que le manque de personnel compétent est un frein à leur croissance. Un chiffre surprenant étant donné le fort taux de chômage américain, mais que vient corréler les récentes augmentations de salaires dans certaines grosses sociétés américaines. « Tout cela semble indiquer une concurrence accrue pour attirer les meilleurs éléments », estiment les auteurs.

Les questions législatives préoccupent les professionnels

« Autre élément d’inquiétude pour les professionnels : le manque d’étudiants choisissant les filières technologiques, en particulier en Europe. »  Les questions législatives sont également perçues de manière croissante comme un frein potentiel à l’expansion des entreprises. « Une situation qui pourrait refléter les ennuis de Google en Chine, de Vodafone en Inde ou de Blackberry au Moyen Orient », estiment les éditeurs. D’un point de vue géographique, c’est en Asie Pacifique et en Amérique du Nord que la confiance est la plus élevée, avec 60% des répondants estimant que la situation des acteurs de leur marché allait s’améliorer dans les 6 prochains mois. Les européens de l’ouest apparaissent au final comme les moins optimistes. Moins de la moitié d’entre eux parie sur une amélioration de leur situation.