La collaboration à distance devient une banalité, sans que cela affecte de façon visible la qualité des travaux. C'est en tous cas ce que l'on constate déjà dans le secteur de la recherche scientifique.

Projets et éloignements géographiques ne s'opposent pas

Le monde de la recherche scientifique n'a définitivement plus de frontières. En 20 ans, les chercheurs qui travaillent ensemble se sont de plus en plus éloignés. La distance moyenne est en effet passée de 334 à 1553 kilomètres. C'est en effet une croissance de distance d'environ 52km par an durant les dix dernières années qui est constatée par les chercheurs. Ces derniers ont pu trouver ces chiffres grâce à la base de données de Web of Science et en attribuant des indicateurs géographiques sur 21,4 millions de publications scientifiques entre 1980 et 2000.

Géocodage

Au total, 39 millions d'adresses de chercheurs ont été référencées. Grâce à cela, ils ont pu établir un classement d'envergure de domaine de recherche et des pays dont les études sont les plus internationalisées. Résultat : l'astronomie et l'astrophysique arrivent en tête et les chercheurs Américains sont premiers, suivis des Chinois. Les chercheurs ont mis en place des indicateurs géographiques de collaboration à distance.

Indicateurs

Le MGCD mesure la distance moyenne dans un ensemble de publications. Le MLDC (medium and long distance collaborations) correspond au pourcentage de publications dont la distance est de plus de 200km. De même pour LDC et le VLDC pour les distances de plus de 1000 et 5000km. En plus de donner une idée à échelle macro de la structure et des dynamiques des échanges internationaux, cet indice pourrait être utilisé dans d'autres communautés de travail pour mesurer le déploiement géographique d'une activité. Enfin, ces résultats sont une bonne nouvelle pour les partisans du travail collaboratif.

Rédigé par Hugo Sedouramane