Le succès des services de santé en ligne mène parfois à des dérives. La commission de l'Onu sur les stupéfiants, réunie depuis hier à Vienne, va devoir plancher sur un nouveau dossier : un projet...

Le succès des services de santé en ligne mène parfois à des dérives. La commission de l’Onu sur les stupéfiants, réunie depuis hier à Vienne, va devoir plancher sur un nouveau dossier : un projet de résolution rédigé par les Etats-Unis et la Suisse ayant comme objectif de mettre fin au commerce illégal de stupéfiants, tranquillisants et autres psychotropes sur Internet. Une activité qui ne cesse d’augmenter, selon l’Institut suisse des produits thérapeutiques Swissmedic.

Que dit le droit actuellement ? Les conventions de l’Onu imposent une autorisation des Etats pour tout commerce transfrontalier de produits thérapeutiques, mais les Etats appliquent en général cette règle aux grands fabricants sans contrôler le commerce vis-à-vis des particuliers. D’où un danger émanant de sites web qui leur sont dédiés. Quel moyen mettre en place pour lutter contre cette tendance ? D’après la Suisse et les Etats-Unis, interdire purement et simplement le commerce en ligne de produits psychotropes destinés aux particuliers.

La toile peut-elle favoriser ces dérives ? Si les télédéclarations ont simplifié les démarches de nombre de patients, si les sites informatifs de qualité sur les maladies et les médicaments existent et sont en général très fournis, il convient d’être vigilant sur ce que l’on achète et l’on vend. Rappelons toutefois que selon le cabinet d’étude Jupiter seules 4 % des prescriptions médicales se font en ligne aux Etats-Unis.

En revanche, l’influence du Web sur l’achat des médicaments dans le monde réel est déjà estimée à 12 %. Un chiffre à ausculter de près dans les années à venir, afin que la santé en ligne reste aux mains des professionnels de la médecine.

(Atelier groupe BNP Paribas – 16/03/2004)