Des dispositifs mobiles encore plus puissants: c'est ce qu'autoriserait un moteur à propulsion ionique capable d'améliorer considérablement le fonctionnement les systèmes de refroidissement.

Des dispositifs mobiles encore plus puissants : c'est ce qu'autoriserait un moteur à propulsion ionique capable d'améliorer considérablement le fonctionnement les systèmes de refroidissement.

Augmenter le refroidissement des ordinateurs de plus de 250 % n'a rien d'impossible, affirment des chercheurs de l'université américaine de Purdue. L'équipe, mise en place par la firme Intel, a en effet mis au point une nouvelle technologie qui utilise un minuscule moteur à propulsion ionique capable d'améliorer la ventalitation des processeurs. Le moteur, quand il est combiné à un ventilateur traditionnel, améliore l'efficacité de ce dernier en augmentant le flux d'air à la surface du microprocesseur. Selon les chercheurs, ce système apporte une solution aux nombreux problèmes physiques empêchant le développement de systèmes de refroidissement plus efficaces. Principal intérêt de cette découverte : permettre aux ingénieurs d'élaborer de nouveaux ordinateurs et téléphones portables plus fin et au système de refroidissement plus efficace.

Maîtriser la chaleur
 
"Cette technologie est très novatrice", annonce Rajiv Mongia, ingénieur de recherche chez Intel. "Elle nous permet d'imaginer les notebook et les smartphones de demain". Elle pourrait en effet jouer un rôle important pour résoudre le problème cornélien auquel l'industrie doit faire face : construire des ordinateurs à la fois plus compacts, plus économes en énergie et toujours plus puissants. "En informatique comme en électronique, puissance signifie chaleur. C'est pourquoi nous avons besoin de trouver des moyens de contrôler la chaleur générée par des portables plus performants", explique Timothy Fisher, professeur d'ingénierie mécanique.
 
Prochaine étape : la miniaturisation
 
Le composant mis au point par l'équipe contient une charge positive – ou anode – et des électrodes chargées négativement – ou cathodes. Quand la charge traverse l'appareil, les électrodes chargés négativement libèrent des électrons vers l'anode. Ces électrons, au contact de molécules d'air, produisent des ions (des atomes chargés en électricité) chargés positivement, qui créent une propulsion ionique lorsqu'ils sont repoussés par les électrodes négatifs. Et leur impact sur la chaleur générée est loin d'être anodin : alors que les systèmes traditionnels ramènent la chaleur à 60°, le moteur à propulsion ionique permet d'atteindre les 35°. Il ne reste dès lors plus qu'un dernier enjeu à résoudre pour les chercheurs : miniaturiser ces composants, pour pouvoir les insérer dans les différents terminaux portables. Cette étape, délicate, demande environ une année, pour une commercialisation prévue d'ici trois ans.
 
(Atelier groupe BNP Paribas - 14/08/2007)