Est-ce la fin d’une longue saga ? Difficile de se prononcer pour l’instant. Au début du mois, l’assureur britannique Prudential annonçait sa décision de renoncer à la cession de sa banque en...

Est-ce la fin d’une longue saga ? Difficile de se prononcer pour l’instant. Au début du mois, l’assureur britannique Prudential annonçait sa décision de renoncer à la cession de sa banque en ligne Egg. Motif : les acheteurs potentiels ne se sont pas montrés assez généreux envers Prudential. Et finalement l’assureur a jugé plus intéressant de conserver sa filiale et ses 79 % de participation plutôt que de la revendre.

Prudential aura donc fait beaucoup de vagues pour pas grand-chose. En janvier 2004 déjà, le groupe annonçait son intention de revendre sa filiale de banque en ligne… Très vite, les candidats repreneurs s’étaient bousculés au portillon, à l’exemple de la Royal Bank of Scotland, de JP Morgan, MNBA, Capital One, etc.

Et puis le 15 juillet dernier, Prudential décidait de fermer Egg France, largement déficitaire, pensant ainsi faciliter la cession de l’ensemble de sa filiale. L’opération va lui coûter 170 millions d’euros, et au final, comme l’a déclaré son directeur général Jonathan Bloomer : « Dans un certain sens, il ne s’est rien passé » !

Prudential affirme que l’annulation de cette cession a été décidée dans l’intérêt de ses actionnaires. A la bourse de Londres, le cours d’Egg a immédiatement chuté de plus de 25 %, dénotant la désapprobation des investisseurs qui auraient préféré que l’assureur reste fidèle à sa première ambition de se séparer d’Egg pour se consacrer plus avant à son développement sur le continent asiatique.

(Atelier groupe BNP Paribas – 18/08/2004)