Les internautes apprécient globalement la communication des marques, mais se montrent plus réticents à des réclames personnalisées passant par le stockage de leurs données.

La publicité ciblée doit tenir compte des prérogatives du consommateur

Alors que la personnalisation de la publicité est proposée comme un moyen de mieux répondre aux besoins véritables du consommateur, il semble que ce dernier émette encore des réticences sur le sujet. Selon le "Baromètre de l'intrusion" édité par Market Audit et ETO, 77 % des personnes interrogées ne souhaitent pas recevoir de publicité dite ciblée. Selon le rapport, les internautes ne se sentent ainsi pas très à l'aise quant aux moyens utilisés par les publicitaires pour mieux les connaître. Les trois quarts se disent dérangés par le stockage d'informations privées, et près de 80 % ne sont pas du tout d'accord pour que les marques puissent les localiser grâce à leurs mobiles afin de leur faire parvenir des offres.

Appréhension de la personnalisation

Autant de frilosités dont doivent tenir les comptes les annonceurs, et qui peuvent être aussi interprétées par une inquiétude face à des usages encore nouveaux. Dans la même veine, plus des trois quarts des internautes ne souhaitent pas que les marques aient accès aux mots clés utilisés sur Google et que Facebook utilise les informations personnelles pour des publicités ciblées. Plus de la moitié des internautes souhaitent que les marques n’aient pas accès à leur historique de navigation.

Des évolutions

Enfin, les Français craignent principalement l’archivage de certaines informations, comme l’âge de leurs enfants, leurs données biométriques, leurs photos ainsi que le nom et l’email de leurs amis. Pour autant, les femmes sont plus satisfaites de la communication des marques que les hommes. Celles qui ne ressentent pas ou peu d’intrusion sont de plus en plus nombreuses (28%). De manière générale, la communication des marques et des enseignes reste appréciée pour 76% des Français et moins de la moitié d’entre eux ressentent un sentiment global d’intrusion de la part des marques. Le baromètre a été mené auprès de plus de 36 000 personnes.

Rédigé par Hugo Sedouramane