Les téléspectateurs ne profitent pas particulièrement des DVR pour diminuer leur visionnage de réclames. Leur généralisation n'a du coup pas modifié leurs habitudes d'achat.

La publicité ne pâtit pas des enregistreurs numériques

Si les enregistreurs vidéo numériques (DVR) permettent aux téléspectateurs de sauter le passage des publicités lors du visionnage d'un enregistrement, cela ne nuit pas pour autant aux ventes des produits mis en scène durant les pages publicitaires. Telle est la principale conclusion de l'étude menée par les chercheurs de l'université de Chicago Booth School of Business. Pour en arriver à ce constat, les chercheurs ont fournit des TIVo, soit des DVR classiques présent sur le marché. Ces derniers ont ainsi enregistré toutes les données relatives à la manière dont les familles utilisaient le dispositif d'enregistrement.

Une utilisation trop faible pour modifier les habitudes d'achats

Résultats : après deux ans d'utilisation, les habitudes d'achat n'ont pas changé de manière significative. Et ce, malgré la possibilité de ne plus visionner de publicité audiovisuelle. "Les émissions enregistrées ne provoquent qu'une légère réduction de l'exposition à la publicité, trop faible pour provoquer une différence dans le comportement d'achat". Et pour cause, les personnes utilisant le DVR pour regarder en différé leurs émissions favorites le font durant leur temps libre. "Un moment au cours duquel ils ont plus à même de voir des publicités", précisent les chercheurs.

Les publicités télévisuelles continuent de rapporter le plus aux marques

"Contrairement aux idées reçues, les enregistreurs numériques ne représentent pas une menace pour la publicité", affirment les chercheurs. Principale raison : les ménages ne regardent que cinq pourcent des programmes qu'ils enregistrent et restent fidèles à la télévision en direct. D'ailleurs, au moment du visionnage "seul un faible pourcentage d'individus zappe les publicités", soulignent-ils.C'est pourquoi la visibilité des marques récemment lancées ne fait état d'aucun manque à gagner et "d'une manière général la publicité télévisuelle continue de leur rapporter le plus", conclut l'étude.