Des entreprises, leaders ou start-up en devenir, se positionnent sur ce créneau. Ainsi, derrière le passe Navigo oeuvrent les entreprises ASK et Axalta, qui tablent sur une production de 4,5...

Des entreprises, leaders ou start-up en devenir, se positionnent sur ce créneau.
Ainsi, derrière le passe Navigo oeuvrent les entreprises ASK et Axalta, qui tablent sur une production de 4,5 millions d’unités d’ici 2007. Sagem-Morpho (groupe Safran), lui, a décroché des marchés français pour les programmes Pegase (dispositif testé par Air France) et Biodev (visas biométriques à l’échelle européenne).
 
Les industriels misent d’ailleurs sur des innovations techniques : demain, à la biométrie basée sur la reconnaissance du visage, iris de l’œil succéderont "des technologies permettant de reconnaître plusieurs iris à plusieurs mètres de distance, ou encore un système de reconnaissance des veines", précisait, lors d’une table ronde à l’Assemblée le 4 mai, Bernard Didier, directeur du développement de Sagem-Morpho. A venir aussi, l’identification "par la voix, par l’ADN, ou en combinant plusieurs types de biométrie", ajoutait Philippe Robin, directeur technique de Thales Security systems.
Ces industriels ont même constitué avec des universités le réseau européen Biosecure, pour créer des outils d’évaluation et des standards pour la biométrie.
 
Des start-up se positionnent aussi, comme la société anglaise XVista, qui a développé une technologie de biométrie dédiée à s’incruster dans les téléphones portables, à partir de l’analyse de l’iris de l’utilisateur. Une technologie développée après six années de recherche et 1,8 million de livres d’investissement, avec l’université du Sussex.
 
Sur le créneau des puces RFID, le Français Tagsys, qui a réalisé début mai une nouvelle levée de 35 millions de dollars auprès de fonds d'investissement, a récemment décroché un marché original, l’intégration de puces dans les maillots de l'équipe de la Juventus fabriqués par Nike, à l’occasion du Mondial de foot 2006. Il y a quelques semaines, il décrochait aussi la protection des 450000 volumes de la bibliothèque du Sénat du Luxembourg.
 
L’américain Alien Technology s’est aussi imposé sur le secteur des RFID, ainsi que Verichip, spécialisé dans les puces RFID sous-cutanées : il a d’ailleurs lancé des projets pilotes avec une petite centaine d’hôpitaux en Floride.
 
Capucine Cousin, pour l'Atelier
 
(Atelier groupe BNP Paribas - 23/06/2006)