L’établissement sans guichet poursuit son développement avec la conviction de préfigurer un modèle de banque à fort potentiel, comme le souligne un proche de la banque “nous continuons de défricher ...

L’établissement sans guichet poursuit son développement avec la conviction de préfigurer un modèle de banque à fort potentiel, comme le souligne un proche de la banque “nous continuons de défricher un terrain prometteur encore inexploité en France. Il apparaît normal dans un premier temps que la rentabilité sur investissement ne soit pas immédiate”. Présidée par Bernard Auberger, Banque Directe a depuis sa création investi successivement 95 millions de F en 1995, 90 millions en 1996, 150 millions en 1997. Deux ou trois ans seront encore nécessaires pour atteindre un niveau de rentabilité suffisant “à l’issue de cette période, la rentabilité devrait être à portée de main”. Banque Directe travaille actuellement sur l’efficacité et la qualité des services qu’il souhaite proposer à sa clientèle. 100 millions de F ont ainsi été investis dans une nouvelle architecture informatique. Ce projet devrait être opérationnel dès le début de l’année prochaine. Il s’agit de mettre en route une informatique inédite dans le monde bancaire capable de faciliter la gestion d’une relation globale et en temps réel avec la clientèle. A la fin de décembre, Banque Directe comptabilisera 50 000 clients et espère bien “à terme” en totaliser 100 000.

Par ailleurs, Banque Directe pourrait envisager d’exporter son savoir-faire à l’étranger. L’établissement pourrait s’intéresser à la région du Maghreb, zone géographique bien équipée en micro-ordinateur et téléphones mobiles.

Ayant saisi l’importance d’investir dans la distribution de services financiers à distance, tous les grands réseaux bancaires élargissent leur palette de canaux de distribution: services par téléphone classique ou mobile, Minitel, Audiotel, Internet, plates-formes téléphoniques, GAB, télévision interactive, Webphone prennent désormais le relais des agences.

Associé secteur banque chez Andersen Consulting, Christian Nibourel remarque “aujourd’hui si les banques savent offrir des canaux multiples d’accès à leurs services, elles sont encore peu nombreuses à gérer efficacement les contacts avec leur clientèle dans cet univers multicanal”. (Les Echos 04/11/1998)