sortir du rouge. Après deux trimestres de pertes et une importante provision pour restructuration au troisième trimestre, Novell renoue enfin avec les bénéfices surprenant favorablement les analys...

sortir du rouge. Après deux trimestres de pertes et une importante provision pour restructuration au troisième trimestre, Novell renoue enfin avec les bénéfices surprenant favorablement les analystes. Malgré un chiffre d'affaires de 269 millions de dollars en forte baisse sur le quatrième trimestre (contre 383,6 millions), son résultat net ressort à 7 millions. Pour l'ensemble de l'exercice, son chiffre d'affaires s'établit à 1 milliard de dollars (1,4 milliard il y a un an) et sa perte nette à 78 millions de dollars contre un bénéfice net de 125,9 millions en 1996. A la tête de Novell depuis mars, Eric Schmidt expliquait récemment "nous sommes au milieu de la première phase, celle de la stabilisation. Il faut que les nouveaux produits sortent et que nous gérions mieux la compagnie". A la suite d'une forte compétition avec Microsoft et une série d'acquisitions plutôt hasardeuses (WorldPerfect, l'Unix d'ATT), Novell a commencé à décliner dans les années 90. Cette situation n'a pu être rétablie par aucun des deux PDG (Bob Frankenberg, puis Joe Marengi) qui ont succédé à Ray Noorda. Considéré comme le père de Java, Eric Schmidt, ancien chef de la technologie de Sun Microsystems, a, depuis son arrivée, réduit les effectifs de 18 %, arrêté les livraisons aux distributeurs dont les stocks gonflaient dangereusement et lancé "Border Manager" cet été, un nouveau produit permettant de connecter Netware sur Internet ainsi qu'un annuaire de réseaux pour Windows NT "nous allons porter toute notre technologie sur Internet au cours des six prochains mois et nous allons devenir l'un des leaders dans les applications Java". (Les Echos - 27/11/1997)