Véritables relais d'informations, les publications des blogueurs québécois sont un outil de communication avec lequel il faudra désormais compter.

On parle de plus en plus du rôle des blogueurs dans le marketing web. Mais rappelons nous qu'ils tiennent aussi une place importante dans la nébuleuse politique : un domaine dans lequel ils ont su s'imposer petit à petit comme des acteurs incontournables. Lors des grandes échéances électorales françaises ou américaines, leur poids a pu être mesuré. C'est désormais le Québec qui s'intéresse à sa blogosphère, à l'approche de la nouvelle campagne électorale à laquelle se prépare le pays. L'Université Laval a ainsi mené une enquête afin d'établir le portrait de ces citoyens engagés et d'observer leur action sur la Toile. Première conclusion des chercheurs : les blogs politiques sont devenus de véritables concurrents des médias traditionnels sur le terrain de la diffusion d'information.
Au même niveau que les médias traditionnels
Et ils dépassent largement la télévision ou la presse écrite en termes de participation : ces outils de communication en ligne permettent en effet aux blogueurs comme à leurs lecteurs de partager, échanger et débattre autour de leurs idées. Il ressort également que les blogueurs politiques québécois sont actifs et prennent leur activité au sérieux. Plus de 60 % des répondants déclarent en effet publier de nouvelles contributions au moins une fois par semaine. Et ils sont autant à consacrer en moyenne vingt-trois heures par semaine à l'animation de leur blog. Par ailleurs, il semble qu'ils assument plus volontiers que leurs comparses Américains leurs propos : plus d'un blogueur sur deux accepte en effet de révéler sa véritable identité en ligne, ce qui est loin d'être le cas aux Etats-Unis.
Echanger, pas convaincre
Quant à savoir s'ils défendent une idéologie politique en particulier, il paraît que les blogueurs québécois se retrouvent plus à gauche du spectre politique. Contrairement d'ailleurs à ce qu'avaient pu annoncer les médias traditionnels, qui avaient laissé entendre qu'ils étaient surtout de tendance conservatrice. A noter : deux tiers d'entre eux sont favorables à la souveraineté du Québec. Reste que les motivations de ces blogueurs se situent plus du côté de la prise de parole et de la volonté d'informer que de celui de la propagande.