Directeur de recherche chez Forrester Research, Christopher Mines expliquait en septembre dernier "nous pensons que les Baby Bells ne prendront pas vraiment au sérieux les connexions Internet à ha...

Directeur de recherche chez Forrester Research, Christopher Mines expliquait en septembre dernier "nous pensons que les Baby Bells ne prendront pas vraiment au sérieux les connexions Internet à haut débit tant que @Home ne les mettra pas sous pression". Au début du mois, en inaugurant un service de lignes téléphoniques utilisant la technologie ADSL, le porte-parole de l'opérateur US West, Michael Rouleau indiquait "nous estimons qu'environ 10 % de la population américaine est prête à payer plus cher une connexion rapide". Reprenant cette prévision, le Yankee Group confirme que le marché représentera 10 millions de foyers aux Etats-Unis et un chiffre d'affaires annuel de 8 milliards de dollars lorsque les opérateurs seront capables d'offrir un service mensuel entre 60 et 80 dollars (câble modem ou ADSL).

Selon certaines estimations, près de la moitié du réseau américain de télévision par câble aurait déjà été amélioré pour pouvoir supporter un trafic à double sens entre l'abonné et le prestataire de services, indispensable pour supporter une connexion Internet. La prévision de Forrester Research de voir plus de 2 millions des 70 millions de foyers américains câblés, abonnés dès la fin de 1999 à un service de câble-modem, apparaît de plus en plus vraisemblable.

Les efforts des opérateurs de télécommunications, en particulier ceux des Baby Bells paraissent en revanche nettement plus faibles. Si Pacific Bell a déjà inauguré il y a près d'un an son service ADSL grand public, celui-ci ne compte que quelques milliers d'abonnés. Du fait que leurs réseaux ne sont pas prêts, US West, Bell Atlantic et les autres n'en sont encore qu'aux phases d'expérimentation. De plus, les boîtiers ADSL sont encore chers pour le grand public (entre 400 et 600 dollars). Selon TeleChoise, il n'y avait à la fin de l'an dernier qu'un peu plus de 100 000 abonnés pour 350 000 dans un an et peut-être un million en 2001. (Les Echos - 22/01/1999)