Par rapport à la France et à une partie de l’Europe, les cartes bancaires restent « en retard » aux Etats-Unis, si l’on considère que les cartes magnétiques sont moins évoluées que les cartes à ...

Par rapport à la France et à une partie de l’Europe, les cartes bancaires restent « en retard » aux Etats-Unis, si l’on considère que les cartes magnétiques sont moins évoluées que les cartes à puces. Mais d’ici quatre ans, une nouvelle technologie pourrait entrer dans les usages américains en ce qui concerne les micro-paiements (« quick service restaurants », places de théâtre, de cinéma, locations de film ou de jeux vidéo). Il s’agit des « radio tags » ou du RFID (Radio Frequency Identification).

Dans une récente étude, le cabinet Celent Communications prévoit en effet que d’ici 2007, le RFID pourrait être utilisée pour au moins 8 % de l’ensemble de ces micro-paiements qui représentaient au total 160 milliards de dollars l’an passé. Testée par une bonne partie de l’industrie (Gillette, Benetton...), ce système fait réagir une micro-puce à un signal radio spécifique, émis par une borne à quelques centimètres de distance.

Côté paiements, le RFID permettrait aux commerçants d’être réglés plus rapidement (plus de passage de carte ou de remise de monnaie), aux clients de régler plus vite leurs achats sans devoir se promener avec du cash sur eux, et aux banques une partie d’un marché avec des services payants associés. Pour étayer son propos, Celent explique que de grands acteurs comme American Express, MasterCard et Visa, lancent des projets pilotes en espérant réaliser de nouveaux bénéfices.

Deux contraintes existent néanmoins : le très faible niveau de connaissance du grand public pour cette technologie, le fait qu’une partie des micro-payeurs ne souhaite pas payer à l’avance pour leurs achats ou locations, ce qui devrait être le cas avec les cartes munies de puces RFID.

(Atelier groupe BNP Paribas – 05/06/2003)