Les internautes dans un même pays sont de plus en plus nombreux à effectuer des recherches en plusieurs langues. Ce qui n'avantage pas forcément des entreprises qui ont attribué une langue à un pays.

Les recherches multilingues bousculent les stratégies de référencement

Les trois quarts des personnes interrogées* par Greenlight, une agence de marketing numérique, annoncent effectuer des recherches sur des moteurs dans au moins deux langues. Cela, plus particulièrement pour les recherches liées aux secteurs du web, du marketing, et des technologies de l'information et de la communication. Pourquoi en parler ? Parce que ce multilinguisme induit du coup des modifications au niveau de la logique de référencement, qui desservent parfois les marques. En effet, le référencement d'un site est notamment calculé en répertoriant l'extension de domaine, afin d'afficher d'abord les contenus enregistrés comme produits pour le pays dans lequel l'internaute effectue une recherche.

Améliorer son référencement

Un domaine .co.uk augmente ainsi ses chances de classement dans les pages de résultats des moteurs de recherche du Royaume-Uni (SERPs). Le problème, c'est qu'il les réduit si les recherches sont effectuées depuis un autre pays. Du coup, rechercher en anglais depuis l'Allemagne ou la Belgique ne permettra pas d'obtenir rapidement ce même site dans les résultats. Pour Greenlight, il faut du coup utiliser les extensions avec prudence, et s’assurer que le contenu est correctement localisé afin que le moteur de recherche sache que telle version est prévue pour telle région.

L’Europe, adepte des recherches multilingues

Pour information, si l'on regarde dans le détail les amateurs de recherches multilingues, on s'aperçoit que la Belgique est en tête du tableau. Ce qui n’a rien d’étonnant puisqu’elle possède trois langues officielles. Toutefois, la présence de pays tels que l'Italie et l'Espagne est plus surprenante. "100% des répondants de ces deux pays affirment faire des recherches dans plusieurs langues, cela témoigne de la prédominance de l’anglais sur les pages Web, et son statut de langue quasi-officielle de l’Europe" souligne Adam Bunn, directeur de l'optimisation des moteurs de recherche (SEO). Sans surprise, l’étude atteste également que le Royaume-Uni produit la majorité des pages Web par personne. "Tout comme le fait qu’il y ait une majorité de spam anglais sur le web, davantage de contenus de qualité en anglais sont recherchés par les Européens", poursuit-il.

*L'enquête a été menée au niveau mondial auprès de 500 personnes