En utilisant les données relatives à nos empreintes de pas (pression, taille), il devient possible d'obtenir l'identité d'un individu. Une méthode qui souffre cependant d'imprécisions.

La reconnaissance d'individus passe aussi par celle de leur démarche

 

Comment reconnaître un individu dans une pièce sans l'identifier visuellement ? En se basant sur sa démarche : un groupe de chercheurs sino-européens* annonce avoir mis au point un logiciel permettant de reconnaître la démarche de tout un chacun. Tout comme il n'existe pas deux empreintes digitales similaires, deux êtres humains ne pourraient se déplacer exactement de la même façon. Pour fonctionner, le dispositif recourt à un ensemble de capteurs intégrés au sol d'une pièce.

Des capteurs dans le sol pour mesurer la pression plantaire

L'utilisateur ôte tout d'abord ses chaussures, et marche ensuite sur la surface équipée. Le logiciel va alors analyser la distance entre chaque pas, la pression exercée par chacun des pieds, ainsi que la répartition de cette pression entre les différents endroits du pied (talon, orteils...). En comparant ces informations avec une base de données préétablie, le logiciel devient capable d'identifier l'auteur des pas. Toutefois, deux facteurs peuvent limiter l'efficacité du système.

Des contraintes d'utilisation multiples

La fatigue ou l'ébriété jouent ainsi un rôle important dans la démarche de tout un chacun. Ils la modifient profondément, et empêchent donc le système de recourir à des enregistrements fiables. D'autre part, la précision baisse drastiquement dès lors que la personne testée garde ses chaussures. Les diverses formes de semelles faussent partiellement la mesure en modifiant les endroits où la pression s'exerce. Enfin, les chercheurs tiennent à préciser que la faible taille de l'échantillon utilisé (104 personnes) empêche de se faire une idée précise quant à la possible généralisation du système dans des procédures de sécurité grand public.

*Todd Pataky, de l'université de Shinshu, Tingting Mu de l'université de Manchester, Kerstin Bosch, de l'institut de médecine musculo-squelettales expérimentale, et John Goulermas, de l'université de Liverpool