L'interdiction des enchères inversées en ligne sur le marché du travail vient d'être officialisée ce week -end. L'article L. 121-10 du Code du Travail mentionne dorénavant que...

L'interdiction des enchères inversées en ligne sur le marché du travail vient d'être officialisée ce week -end. L’article L. 121-10 du Code du Travail mentionne dorénavant que"les procédures d'enchères électroniques inversées sont interdites en matière de fixation du salaire. Tout contrat de travail stipulant un salaire fixé à l'issue d'une procédure d'enchères électroniques est nul de plein droit.""
 
Depuis sa création en Allemagne, le principe de recrutement sur l’Internet par enchère inversée a provoqué une levée de bouclier dans les rangs syndicaux et politiques. Alors que plusieurs sites proposent ou souhaitent injecter ce type d’annonce sur Internet pour le marché français, une députée de l’Essonne, a déposé un amendement à l’Assemblée Nationale, le 23 janvier dernier. Il s’agissait d’interdire tout bonnement ces méthodes de prospections jugées "inadmissibles".
 
Le principe est simplissime : celui qui demande le plus petit salaire est embauché aux dépens des travailleurs gourmands qui réclameraient quelques euros de plus. La seule limite étant alors le SMIC, ou les minima fixés par les accords de branches. Ces dispositions s’appliquent également aux salariés sous contrat de travail à durée déterminée (CDD), aux travailleurs temporaires et aux salariés à temps partiels.
 
Les différents sites qui proposent ce mode de recrutement, notamment JobDealer ou JobDiscount.net (encore au stade de projet), vont de devoir revoir leur condition d’exercice en France. Quant à l’allemand JobDumping, précurseur en ce secteur, nul doute qu’il réfléchira à deux fois avant de s’implanter dans l’hexagone.
 
(Atelier groupe BNP Paribas -03/04/2006 )