Il repart tranquillement, le logiciel. Cette année, il devrait enregistrer une croissance comprise entre 2 et 4 %, après être passé par deux années consécutives de baisse. Les prévisions des...

Il repart tranquillement, le logiciel. Cette année, il devrait enregistrer une croissance comprise entre 2 et 4 %, après être passé par deux années consécutives de baisse. Les prévisions des analystes de cette nouvelle croissance reposent sur la reprise des investissements, qui se fait déjà sentir, et sur la croissance du secteur informatique, déjà spectaculaire Outre-Atlantique.

2003 a été une année particulièrement éprouvante, avec une baisse de l’activité de 5 % par rapport à 2002 (20,7 milliards d’euros). Il faut dire que beaucoup de segments porteurs pour le secteur ont chuté l’an passé : la banque assurance (de 8 %), la distribution, les télécoms et le tourisme/transport (de 7 %), les services (de 6 %) et l’industrie de 5 %. Au milieu du naufrage de 2003, deux segments rescapés ont enregistré une croissance : les services publics et les services collectifs (5 et 2 %).

L’un des deux moteurs de la croissance du logiciel en 2004 est logiquement la hausse de l’investissement, selon le Syntec (chambre syndicale des SSII et des éditeurs de logiciels), qui devrait se chiffrer à 2,3 % de l’investissement global des entreprises françaises.

A plus long terme, le secteur des logiciels et des services informatiques continuera de se développer jusqu’en 2007 au moins, toujours selon le Syntec… qui cite l’externalisation comme moteur essentiel du secteur. Celle-ci progresserait 44 % des dépenses informatiques des entreprises d’ici 2007 (contre 39 % en 2003).

(Atelier groupe BNP Paribas – 07/04/2004)