Dans certaines universités américaines, les élèves ne lèvent plus le doigt pour répondre aux questions d’un professeur ou pour intervenir au fil d’un cours. Ils disposent en revanche d’un boîtier...

Dans certaines universités américaines, les élèves ne lèvent plus le doigt pour répondre aux questions d’un professeur ou pour intervenir au fil d’un cours. Ils disposent en revanche d’un boîtier ou clavier sans fil, relié à l’ordinateur de la classe. Lorsque le professeur pose une question, les élèves peuvent répondre grâce à leur clavier, et leur intervention s’affiche sur un écran assez grand pour être vu de tous.

Techniquement parlant, les boîtiers des élèves fonctionnent comme des télécommandes : ils envoient des signaux infrarouges à un récepteur connecté à l’ordinateur de la classe. La machine analyse et regroupe les réponses dans un tableau et projette les données ainsi collectées sur l’écran de la classe. Les auteurs des réponses ne sont pas connus du reste de la classe ; seul le professeur sait qui a répondu de telle ou telle manière.

Selon les défenseurs de ce système, l’anonymat permis par cette technologie accroît la participation de la classe, en permettant aux plus introvertis de s’exprimer. Autre argument en faveur de ces nouveaux claviers : ils permettent aux professeurs de mesurer la proportion d’étudiants qui n’a pas bien compris une explication. Il suffit au professeur de poser une question sur ce qui vient d’être dit et d’analyser les réponses des étudiants pour mesurer leur taux de compréhension et/ou d’attention.

Enfin, les promoteurs de ces boîtiers mettent en avant qu’ils encouragent une saine concurrence au sein de la classe, beaucoup d’étudiants s’investissant dans la course à la bonne réponse. Dans certains établissements, ils seraient d’ailleurs plus de 70 % à apprécier ce nouveau système de participation.

Nous sommes loin du mythe représenté dans la fiction « Le cercle des poètes disparus ». Certains pourront craindre qu’à terme les cours ressemblent étrangement à de vulgaires jeux télé. A quand un professeur en strass et paillettes qui s’agite avec un micro sur l’estrade ?

(Atelier groupe BNP Paribas - 30/04/2004)