MediaWise repose sur des infrastructures cloud publiques pour proposer aux établissements scolaires de disposer de suffisamment de capacités pour diffuser des contenus dynamiques.

Les réseaux de diffusion de contenu s'appliquent également à l'éducation

Utilisés dans le but d'optimiser la diffusion d'un nombre volumineux de données et garantir la performance des applications critiques au fonctionnement d'un organisation, les CDN (Content Delivery Network, les réseaux de diffusion de contenu), sont favorisés par certaines entreprises. Mais cela reste trop onéreux pour des organismes de type scolaire ou de recherche qui ne bénéficie pas de budget important. Pourtant celles-ci souhaiteraient accéder à plus de contenus, plus rapidement et pour un débit et un taux de pertes de paquets moindres. Cela, afin de pouvoir plus miser sur du contenu interactif et à distance. Pour remédier à cela, une équipe de chercheurs du Centre de recherche sur les TIC de Cambera a mis au point MediaWise, une plate-forme de diffusion de contenu proche de ces congénères commerciales mais s'appuyant sur des infrastructures cloud publiques plutôt que privée.

Dans l'éducation pour la communication

Et parmi les buts du programme on retrouve notamment le besoin de diffuser un contenu dynamique pour permettre les activités collaboratives et offrir des outils aux gestionnaires de contenu afin qu'ils puissent administrer celui-ci ainsi que les flux de travaux pour l'utilisateur final. L'objectif étant de fournir une expérience continue et personnalisée à cet utilisateur. Donc dans un premier temps, les chercheurs espèrent que cette plate-forme permettra de créer des classes virtuelles. La communication et la collaboration seront ainsi appuyés par des environnements de vidéoconférence haute définition et d'outils de travail scolaire virtuels, tels que des tableaux virtuels, des fonctions de partage d'écran et de co-navigation.

Mais également pour une mise en situation

Mais ils souhaiteraient combiner cette technologies avec des appareils peu coûteux comme le Kinect de Microsoft afin d'incorporer la détection d'activités physiques, tel qu'une main levée pour poser une question ou pour répondre à une autre. Autre fonction éducative que pourra fournir ce réseau de diffusion de contenu : la mise en situation dans un but d'apprentissage. En effet, les chercheurs espèrent que la plate-forme fera office de laboratoires virtuels qui proposeront des environnements de réalité virtuelle interactive où les étudiants pourront travailler en collaboration sur des tâches pratiques et des expériences. Une utilisation qui n'est pas sans rappeler Alelo, un autre plate-forme relayée récemment par l'Atelier et faisant partie du programme TEL présenté par des universitaires dans le but d'améliorer le système éducatif anglais.