Pour les entreprises, les sites comme LinkedIn ou Facebook servent de plus en plus à trouver des candidats. Pour les ressources humaines, l'intérêt est surtout de repérer des talents sans qu'ils aient répondu à une offre.

Les réseaux sociaux s'imposent comme une source de recrutement

De plus en plus d’employeurs considèrent les réseaux sociaux comme source de recrutement, révèle une étude de l’association "The Society for Human Resource Management" (SHRM). L’étude dévoile que près de six recruteurs sur dix utilisent les réseaux sociaux, alors qu’ils n’étaient qu'un tiers en 2008. Et les sociétés ne les utilisant pas encore ne se montrent plus vraiment réfractaires : 20 % déclarent souhaiter le faire. Seule une vingtaine de pourcent des entreprises interrogées affirme ne pas utiliser ces médias et ne pas souhaiter le faire à l’avenir, contre 45 % en 2008.

Candidats "passifs"

La principale raison qui amène les ressources humaines à se saisir de ces outils est que pour 84 % des sondés, ils permettent de contacter de candidats dits "passifs", à savoir ceux qui n’ont pas ouvertement postulé à une offre. "Les employeurs utilisent de plus en plus les réseaux sociaux pour recruter des candidats qui ne cherchent pas vraiment d’emploi mais qui sont susceptibles d’accepter des opportunités d’embauche", explique Mark J. Schmit, directeur des recherches à SHRM. Autre constat, plus de deux tiers des recruteurs expliquent qu’ils le font pour des raisons économiques, et 60 % d’entre eux le feraient pour améliorer l’image de leur marque et sa reconnaissance.

Sourcing

"Les réseaux sociaux sont des outils de valeur pour les entreprises afin de cibler les bons employés, avec des compétences spécifiques et des expériences qu’on ne trouve pas forcément des les réseaux de recrutement traditionnels", conclut  Mark J. Schmit. A ce titre, les sources principales des chasseurs de têtes sont LinkedIn (95 %), Facebook (58 %) et Twitter (42 %). Enfin, l’étude précise que les réseaux sociaux permettent aux recruteurs d’identifier des salariés selon leur statut, soit les non cadres (82 %), des cadres (77 %), des dirigeants (39 %) ou encore des salariés opérationnels payés à l’heure (36 %).