Les individus ne cherchent pas forcément à entrer en contact avec des utilisateurs du monde entier. Ce qu'ils recherchent, ce sont des internautes avec qui partager leur intérêt pour l'actualité d'une zone géographique.

Les réseaux sociaux n'élargissent pas forcément l'origine de ses contacts

L'avènement des réseaux sociaux de type Facebook ou LinkedIn a permis de briser les barrières géographiques entre les internautes du monde entier ce qui concerne la diffusion d'information. On pourrait donc penser que les utilisateurs élargiraient leur cercle de connaissances à des individus d'autres pays ou régions que les leurs. C'est à moitié vrai. Les utilisateurs continueraient en effet à se regrouper par zone géographique, mais surtout selon leur intérêt pour une zone précise. C'est ce que constatent des chercheurs de l'Institut de recherche sur les systèmes complexes de Cambridge au Massachusetts.

Regroupements locaux, nationaux et internationaux

Pour en arriver à de telles conclusions, ceux-ci ont choisi comme cadre d'étude la plateforme de micro-blogging, Twitter. Ils ont ainsi tenté d'identifier et de mettre en évidence des groupes d'individus à partir de leur intérêt pour des articles du New York Times et de leur provenance géographique. En effet, les chercheurs ont analysé 521 733 tweets et retweets d'articles provenant de 223 950 utilisateurs, et ont découvert qu'il existait de réels regroupements de réseaux selon la portée des articles. Trois groupes se démarqueraient clairement les uns des autres : les individus intéressés par les informations locales, nationales ou internationales.

Regroupements idéologiques

Autre découverte sur le sujet : les réseaux sociaux, en plus d'être influencés d'un point de vue géographique, auraient également une dimension politique. En effet, les chercheurs ont remarqué qu'il existait des subdivisions au sein même du groupe des individus intéressés par les informations nationales. Les utilisateurs se regrouperaient selon qu'ils possèdent une idéologie libérale, conservatrice ou s'ils ont un avis neutre. Selon les chercheurs, sachant que les réseaux semblent être le reflet de la société "il est rassurant de constater qu'ils ne sont pas scindés en deux idéologies opposées, mais que ces idéologies ne sont que de sous-groupes au sein de plus grandes entités".