Alors que le nombre d'attaques est en pleine croissance, les internautes sont beaucoup plus prudents qu'auparavant, et savent modifier leurs paramètres de confidentialité.

Réseaux sociaux : les utilisateurs prennent conscience des risques

Les experts l’assurent, les attaques sur les réseaux sociaux ne ralentissent pas, bien au contraire. Et la question du partage de données privées est, quant à elle, toujours plus que jamais d’actualité. Mais la nouveauté, c’est que les internautes commencent enfin à prendre conscience du danger. C’est la conclusion d’une étude menée par Research Now, pour le compte de Webroot, dans la troisième édition de son rapport annuel sur la sécurité des réseaux sociaux. Selon celle-ci, entre 2009 et 2011, les utilisateurs ont de plus en plus fait attention à protéger leur vie privée. Le nombre d’internautes qui n’ont jamais accédé ou jamais modifié leurs paramètres de confidentialité est passé de 37 % en 2009, à 8 % en 2011. Cette grande majorité qui a fait attention à sa vie privée sait apparemment désormais comment se protéger.  Les internautes ont axé leurs réglages en limitant ce que les gens peuvent voir à leur sujet, lorsqu’ils sont trouvés par un moteur de recherche. Ils savent aussi restreindre qui peut les trouver, en dehors des amis, et savent bloquer leur profil à partir de recherches publiques.

Plus grande maîtrise des paramètres de confidentialité

"Les internautes ont maintenant une plus grande maîtrise de la sauvegarde de leurs données, et réfléchissent mieux aux renseignements personnels qu’ils partagent en ligne", ajoute Jacques Erasmus, expert des menaces chez Webroot. Anecdote intéressante,  seulement 13% pensent que c’est à Mark Zuckerberg, CEO de Facebook de prendre des mesures pour sécuriser les données personnelles sur Facebook. Les trois quarts pensent en effet que c’est à eux de prendre leurs responsabilités. L’étude met aussi en évidence la forte croissance des attaques sur les réseaux sociaux. "Au cours des neuf derniers mois, nous avons détecté plus 4000 versions du virus Koobface. Les cybercriminels continuent à cibler les réseaux sociaux, car ils peuvent rapidement accéder à un bassin important de victimes", commente Jacques Erasmus. Aux Etats-Unis, le nombre de réseaux sociaux qui ont connu des infections Koobface a grimpé de 8 % en 2009, à 18 % en 2011.

Augmentation des attaques

Au Royaume-Uni, la proportion est similaire, en passant de 6 % en 2009 à 15 % en 2011. Pour finir, l’étude donne à titre préventif quelques conseils -assez évidents- pour éviter les drames, comme réfléchir à deux fois avant de poster des informations sur sa localisation ou sur sa propre vie. Elle conseille surtout de ne pas avoir une confiance aveugle dans tout ce que les amis envoient. "Les offres qui semblent trop belles pour être vraies ne le sont probablement pas", conclut l’étude. Pour information, les analystes ont interrogé 4 000 utilisateurs en Juin 2011, et les résultats ont été publiés il y a quelques jours. Ces internautes passaient au moins une heure par jour sur Internet, en dehors du travail ou de l’école, et avaient bien évidemment un compte sur un réseau social. Souvent il s’agit d’ailleurs d’accros : 46 % d’entre eux visitaient leur site de réseau social plusieurs fois par jour ou y restaient connectés toute la journée, et la plupart via des smartphones. A noter, la grande majorité sont de génération Y.