En 2001, le groupe informatique Bull a réalisé un chiffre d’affaires de 2 543,8 millions d’euros, en baisse de 8,7 % par rapport à 2000 (2 785,6 millions d’euros). La perte d’exploitation atteint ...

En 2001, le groupe informatique Bull a réalisé un chiffre d’affaires de 2 543,8 millions d’euros, en baisse de 8,7 % par rapport à 2000 (2 785,6 millions d’euros). La perte d’exploitation atteint 98,5 millions d’euros, contre une perte en 2000 de 81,5 millions d’euros. Les frais financiers s’élèvent à 37 millions d’euros, en baisse de 11 % par rapport à 2000. Le groupe a enregistré en 2001 des plus-values au titre des cessions d’actifs réalisées au cours de l’exercice, pour un montant de 295 millions d’euros. Le montant de la provision pour restructuration liée au plan social 2001 s’élève à 156 millions d’euros. L’ensemble des autres coûts non opérationnels atteint 205 millions d’euros, dont une partie liée à la provision des risques et à la dépréciation de certains actifs. La perte nette du groupe s’établit à 253 millions d’euros, contre une perte nette en 2000 de 242,8 millions d’euros. Pierre Bonelli, président de Bull, a présenté les premières mesures permettant de mettre en œuvre rapidement le redressement de l’entreprise. Les mesures immédiates de redressement de la société, dont une partie est déjà engagée, portent sur une simplification de l’organisation, une réduction des coûts de structure incluant des ajustements d’effectifs d’environ 1 500 personnes, le renouvellement des équipes de direction et la restauration d’une convergence étroite entre les différents métiers du groupe. L’Etat a décidé d’accorder à Bull une avance d’actionnaire de 350 millions d’euros au maximum, en complément des 100 millions d’euros déjà versés. Cette avance est soumise à l’autorisation de la Commission européenne. Elle s’inscrit dans le cadre global des financements que Bull doit chercher auprès de tous ses partenaires. Elle permettra à Bull de poursuivre son exploitation jusqu’à ce que les équilibres fondamentaux de la société soient restaurés et de retrouver la marge de manœuvre nécessaire pour recomposer son capital. Première étape de ce processus : atteindre l’équilibre de la marge opérationnelle au 2ème semestre 2002.(Christine Weissrock – Atelier BNP Paribas – 15/03/2002)