dans les sociétés Internet françaises. Les montants investis dans les sociétés Internet françaises sont passés de 416,73 millions d’euros au 3ème trimestre 2000 à 114,76 millions d’euros au 3ème ...

dans les sociétés Internet françaises. Les montants investis dans les sociétés Internet françaises sont passés de 416,73 millions d’euros au 3ème trimestre 2000 à 114,76 millions d’euros au 3ème trimestre 2001, soit une chute de 72 %. Ce recul résulte d’une baisse constante et importante depuis maintenant cinq trimestres consécutifs. Entre le second et le 3ème trimestre 2001, la diminution des investissements est ainsi de 47 %. Les chiffres de septembre de l’indicateur Digital Business seront bien entendu, comme par le passé, révisés dans les mois à venir pour tenir des comptes des sociétés Internet ayant levé des fonds en septembre, mais ne s’étant pas encore manifestées. Toujours est-il que la baisse est manifeste sur l’année 2001. Sur les 719,9 millions d’euros levés au cours des neuf premiers mois de 2001 (contre 1 332,7 millions d’euros sur la même période de 2000), 54 % l’ont été au 1er trimestre (390,13 millions d’euros). 30 % de ces fonds ont été obtenus sur le second quart de l’année (215,03 millions d’euros) et 16 % seulement au cours du 3ème trimestre (114,76 millions d’euros). Le nombre des tours de table est passé de 123 au 1er trimestre 2001, à 86 au 2ème trimestre et à seulement 37 au 3ème trimestre. L’opération la plus importante au 3ème trimestre a été réalisée par Maiaah, l’opérateur de réseaux privés virtuels, qui a obtenu 23 millions d’euros, portant à 38 millions d’euros le total des fonds levés par cette société. Cette opération reste toutefois inférieure à la levée de fonds de Zebank (65 millions d’euros) et à celle de Bfinance (34 millions d’euros) réalisées toutes deux au 1er trimestre. Les autres nominés au top 5 des plus grosses opérations du 3ème trimestre sont Avisium (18 milions d’euros), Enition (17,7 millions d’euros), Webhelp (10 millions d’euros) et Ornis (5,2 millions d’euros). Le montant moyen des tours de table chute de 6 % entre le 1er et le 2ème trimestre 2001, mais repart à la hausse au 3ème trimestre (+ 31 %). Les dix tours de table les plus importants ont recueilli 247,2 millions d’euros et représentent sur les neuf premiers mois de l’année plus de 34,3 % des sommes levées par les sociétés Internet. Les seconds tours de table et les suivants s’attribuent 82,7 % des montants obtenus par les 38 sociétés Internet françaises ayant bouclé une opération de financement au 3ème trimestre. Ce type d’opération a accaparé 77,3 % des sommes obtenues sur les six premiers mois de l’année, alors que les 2ème tours de table et suivants ne comptaient que pour 36,25 % des sommes levées au 1er semestre 2000. Alors que l’amorçage concernait 5,24 % des montants levés au 1er semestre 2000, il ne représente plus que 3,1 % des sommes obtenues par les entreprises Internet un an plus tard. Ce pourcentage descend encore au 3ème trimestre 2001 pour atteindre 2 %. Les capital-risqueurs ont participé à 54,5 % des opérations et ont apporté 74,7 % des fonds levés. Les industriels sont intervenus, pour leur part, dans 15,2 % des opérations pour 5,5 % des montants. Enfin, les business angels ont conduit aussi 15,2 % des tours de tables, portant sur 1,8 % des fonds levés. On compte aujourd’hui, près de 55 entreprises en attente de tours d’amorçage, soit 13,2 % des opérations attendues, pour 2,9 % des montants recherchés. Les 2ème tours de table et suivants représentent 29,8 % des opérations attendues, pour 51,3 % du total des sommes recherchées. Les entrepreneurs cherchant à finaliser ce type d’opération attendent en moyenne 3,76 millions d’euros, alors que les 2ème tours de table et suivants ont représenté sur les trois derniers mois des opérations d’un montant moyen de 5,93 millions d’euros. Enfin, 3,6 % des entreprises cherchant auparavant à lever des fonds privilégient aujourd’hui un rapprochement avec un acteur industriel. (Christine Weissrock – Atelier BNP Paribas – 19/10/2001)