« L'année a commencé par un point d'interrogation et se termine avec un point d'exclamation ». Des mots d'Andy Bryan, directeur financier d'Intel, qui résument bien l'année 2003 du premier...

« L’année a commencé par un point d’interrogation et se termine avec un point d’exclamation ». Des mots d’Andy Bryan, directeur financier d’Intel, qui résument bien l’année 2003 du premier fabricant mondial de microprocesseurs. Intel a annoncé mercredi un chiffre d’affaires record pour son quatrième trimestre, à hauteur de 8,74 milliards de dollars, et un doublement de son bénéfice (2,2 milliards de dollars). C’est principalement la reprise du marché des ordinateurs personnels qui lui a valu une croissance de 22 % de son chiffre d’affaires : la division de fabrication de puces pour PCs a en effet enregistré un résultat opérationnel de 3,73 milliards de dollars, en hausse de 87 %.

Intel est également en position de force sur des marchés moins traditionnels, plus précisément sur le segment de sa technologie Centrino pour ordinateurs portables, qui a enregistré 63,6 % de marge. Par contre, ses dirigeants ont reconnu l’existence de quelques problèmes avec un microprocesseur, baptisé Dothan, et dont la sortie a dû être retardée au deuxième trimestre 2004.

Concernant le premier trimestre de l’exercice 2004, le fondeur a annoncé un chiffre d’affaires entre 7,9 et 8,5 milliards de dollars, mais aussi des dépenses de matériel comprises entre 3,6 et 4 milliards de dollars (contre 3,7 de dollars en 2003) et une augmentation de son budget recherche et développement, à 4,8 milliards de dollars. Un montant jamais atteint auparavant.

Des investissements certes conséquents, mais qui porteront les nouveaux projets d’Intel, qui souhaite pénétrer le marché de l’électronique grand public en commercialisant des puces pour télévisions plasma et LCD, mais aussi promouvoir un concept de « PC loisirs », permettant à tous les membres d’un même foyer de partager photos, vidéo et jeux.

( Atelier groupe BNP Paribas –15/01/2004)