Voici les résultats de la première vague d’étude du baromètre «e-agencies 2000» réalisée par Ballester sur la base de 493 interviews téléphoniques auprès des gestionnaires de budget de communication...

Voici les résultats de la première vague d’étude du baromètre «e-agencies 2000» réalisée par Ballester sur la base de 493 interviews téléphoniques auprès des gestionnaires de budget de communication interactive, du 15 juin au 28 juillet 2000. Objectifs de cette première étude, actualisée tous les ans: clarifier et décrire les relations agences-annonceurs du secteur de la communication interactive; permettre aux agences et prestataires de prendre acte des attentes et des besoins des annonceurs et enregistrer les évaluations du marché en général et de leurs clients-annonceurs en particulier. Selon cette première étude, le secteur de la communication interactive apparaît comme un marché jeune, en cours de structuration et en devenir. Les notoriétés spontanées des agences et prestataires de communication interactive sont relativement faibles: 1 seule agence dépasse les 10 % , les 9 agences et prestataires suivant se situent entre 4 % et moins de 10 %. Chaque annonceur connaît en moyenne spontanément deux agences ou prestataires. 404 agences ont été citées. 60 % des annonceurs déclarent avoir été prospectés ou contactés spontanément par des agences ou des prestataires. 50 % seulement d’entre eux ont un souvenir positif des agences et/ou prestataires les ayant spontanément contactés. La dernière consultation date de moins d’un an pour 85 % des annonceurs. Elle s’est effectuée essentiellement (75 %) par une mise en compétition non rémunérée (80 %), tendance appelée à s’accentuer à l’avenir. La collaboration avec les agences / prestataires est également récente (70 % inférieure à un an). Pour près de 60 % des annonceurs, cette collaboration s’opère par rémunération ponctuelle. Les 2/3 du budget sont assurés par la conception de sites et la mise en œuvre de solutions Internet/intranet. Toutefois, les missions de conseil en stratégie interactive devraient à l’avenir prendre une part de plus en plus prépondérante et seront de plus en plus confiées à des agences ou à des prestataires extérieurs. Les annonceurs distinguent deux grandes types de prestataires: les agences issues de la communication susceptibles de concevoir, créer et mettre en œuvre des stratégies de communication multimédia et les SSII et agences Web positionnées et reconnues pour leurs performances et leur maîtrise technologiques. Quoiqu’il en soit, 85 % des annonceurs sont globalement satisfaits de leurs agences ou prestataires. Plus des 2/3 d’entre eux les recommanderaient «à des amis». L’importance croissante du e-business en général et de la communication interactive en particulier ainsi que les concentrations entre les différents acteurs de ce marché, devraient contraindre ce marché à d’importantes mutations. Ces mutations devraient entraîner une sophistication et une exigence plus importante de la demande des annonceurs, que ce soit au niveau des compétences attendues des agences et des prestataires de communication interactive, ou d’une réelle compétence en matière de conseil stratégique Cet accroissement des exigences des annonceurs et la volonté des agences et des prestataires d’y répondre, devraient aboutir à une rapide maturité de ce marché, à une plus forte visibilité de ses acteurs Conseils et Prestataires de services, à une normalisation et à une professionnalisation de l’ensemble des procédures. (Christine Weissrock – Atelier BNP Paribas – 21/11/2000)